Charleroi La ressourcerie du Val de Sambre s’adapte à l’évolution de son marché.


Près de 1 900 tonnes par an, soit un peu moins de 7,5 tonnes par jour - une chaque heure : c’est le volume moyen d’objets et encombrants collectés en 2018 par la ressourcerie du Val de Sambre, un chiffre qui devrait connaitre encore une légère hausse puisque l’entreprise d’économie solidaire accueillera Fleurus en septembre, la 12 e des 14 communes de la zone Tibi. Meubles anciens, vieux électroménagers, petits équipements électriques, bibelots, jouets et livres : un call center a été mis en place pour traiter les demandes d’enlèvement, gratuites pour les 365 000 citoyens qui bénéficient actuellement du service. Les interventions s’opèrent dans un délai maximal de trois semaines, parfois en trois ou quatre jours.

En 2018, les équipes de la ressourcerie ont procédé à près de 10 000 collectes à domicile. "Il n’y a aucune sélection dans ce que nous enlevons chez les particuliers", observe la directrice Anne-Sophie Canart. "Tout est emporté, quel que soit l’état. Par contre, nous n’évacuons pas les déchets qui sortent de notre champ d’action : résidus verts, gravats, textiles, etc."

Les collectes sont acheminées vers le hangar de tri du pôle environnemental de Couillet : ce qui est en bon état est restauré pour être mis en vente. Chaque fraction de déchets est isolée, et dirigée vers la filière ad hoc : métaux, bois, grès et céramique, papier-carton, appareils ménagers, frigos, écrans d’ordinateurs et de télés, mousses et matelas. Au total, 82 % du tonnage est recyclé ou destiné au réemploi, le solde part à l’incinération. "Un partenariat nous lie au magasin de seconde main du CPAS de Charleroi et d’Oxfam sur la chaussée de Philippeville (NdlR : le magasin Pôle Sud). Nous travaillons aussi de manière privilégiée avec Transform, l’entreprise sociale d’insertion du CPAS."

La PME qui occupe une vingtaine de travailleurs va recruter un directeur adjoint chargé de l’accompagnement social. Quant à l’extension de ses infrastructures, un conseil d’administration décisif est convoqué la semaine prochaine : la ressourcerie va porter ses installations de 1 000 à 3 000 ou 4 000 mètres carrés dans un nouveau bâtiment à construire pour lequel les demandes de permis devraient être introduites cette année. "Nous finalisons les plans", indique Anne-Sophie Canart. À l’entrée du pole environnemental, il tiendra lieu de vitrine avec un espace de vente de seconde main.

Infos : 071/47.57.57