"Encore une annonce qui laisse tout un secteur sur le carreau." C’est ce qu’a pensé Thierry Piron, responsable de la Ruche Théâtre à Marcinelle. Déjà lourdement impacté, l’espace culturel doit encore attendre avant d’ouvrir les portes à un public impatient de retrouver le spectacle vivant.

Avec quelques pistes, les opérateurs doivent à nouveau composer avec les imprécisions et les interprétations des derniers règlements. "Nous allons pouvoir notre terrasse avec des jauches de 50 mais nous ne pourrons pas proposer à boire. Pour ce qui est des représentations, nous avons une scène extérieur avec les équipements adéquat."

Si le responsable se dit prêt, il ne cache pas son inquiétude liée à la météo.

Sans rentrées, les factures continuent tout de même de s’amonceler. "Nous avons reçu quelques subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la ville de Charleroi en 2020 et avons fait des demandes cette année mais pas encore de réponse. On nous dit que les budgets sont un peu limités compte tenu de tout ce a déjà été dépensé. Nous devons rendre 1.500 euros à la banque par mois. Elle nous a gentiment dit de ne plus faire les remboursements de capital mais bien celui des intérêts. Nous serons quand même perdant."

Pour ce qui est des spectacles, il se peut que le théâtre reprenne ses activités mais avec un nombre moindre ce qui impacte directement les rentabilité du lieu.

En ce qui concerne les semaines prochaines, Therry Piron ne peut se prononcer sur ce qui sera proposé. "Nous travaillons sur une programmation qui reprend au mois de septembre sans encore savoir ce qu’il en sera. Les chiffres et les vaccinations nous donneront sans doute le feu vert. Pour l’instant nous ne savons pas trop quoi faire. Je reproche le manque de vision à long terme. Ici on ne fait aucunes démarches en ce qui concerne l’organisation d’événements."

Ce que craint le responsable c’est de devoir faire le gendarme en contrôlant des passeports vaccination.

Une fois que les dates seront connues rien n’est encore fait, il faudra à nouveau donner l’envie au public de revenir s’asseoir dans les salles malgré les peurs.

Pour l’instant, la seule activité qui tourne est les cours de comédie musicale.