La cheffe de groupe PTB Pauline Boninsegna s’en fait l’écho dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal de Charleroi : à la nuit tombée, les abords de la gare deviennent insécurisants. Il est arrivé que les lieux en chantier soient plongés dans l’obscurité totale. 

Si l’installation de nouveaux mats d’éclairage a permis d’améliorer la visibilité lors de la traversée de l’esplanade, la lumière continue à manquer sur les quais, pour rejoindre le pont Baudoin. Cet état de fait interpelle quant à la suite de la rénovation : sa conception a-t-elle été genrée ? A-t-on pensé aux femmes qui auront à parcourir 200 mètres entre la gare et le centre-ville? Après le départ du dernier bus, il n’y aura en effet plus aucun contrôle social puisque la circulation automobile a été déviée. Les solutions d’éclairage prévues seront-elles à la hauteur des besoins de sécurisation? C’est l’échevin de la Voirie Eric Goffart (C+) qui apporte la réponse, rappelant que ce projet concerne directement deux de ses pairs au collège, le bourgmestre en charge de l’Aménagement Urbain et l’échevin de la Mobilité Xavier Desgain. 

Il est vrai que plusieurs coupures d’éclairage ont été constatées, observe-t-il mais les équipements ont été renforcés. Deux mats ont ainsi été placés au niveau du parking provisoire, et deux autres sur le cheminement piéton donnant accès à la gare. L’alimentation de cet éclairage de chantier est autonome. Selon le rapport de coordination sécurité et santé du 15 novembre, la situation s’est apaisée. Ce rapport indique en effet que "les zones de circulation sont correctement aménagées et entretenues. Le cheminement des piétons et utilisateurs est correctement aménagé et sécurisé. Le chantier est dans son ensemble correctement sécurisé."