Ce lundi, on entre dans la semaine de la médiation. Chaque année, la Commission Fédérale de la Médiation organise l'événement. "Un médiateur est formé et agréé, ça peut être un psychologue, un assistant social, un notaire, architecte, juriste ou avocat. Ce sont des missions à part entière, qui nécessitent d'ailleurs une formation continue", explique Me Virginie Luise, présidente du Centre de Mode Alternatif de Règlements des Conflits au barreau de Charleroi.

"On peut régler ses problèmes différemment, sans passer par le tribunal, avec l'aide d'un médiateur ou d'un avocat négociateur", dit-elle. "Avec les avantages suivants: on fixe soi-même le calendrier et ça peut donc aller vite, on maîtrise le coût puisqu'on paie les prestations du médiateur et pas plusieurs années de procès, et les façons de résoudre un conflit sont fixées directement par les gens eux-mêmes, sans avoir un juge qui décide à leur place. Il y a aussi le temps de s'exprimer, puisque ce sont des réunions entre les parties, pour négocier autour d'un problème à régler, ce que la justice n'a pas le temps de faire."

Les problèmes à régler peuvent être de plusieurs types. On retrouve souvent des litiges de voisinage, d'hébergement d'enfants, de communication entre parents, entre associés d'une entreprise, entre des fournisseurs et des clients, ou même de négociation sociale entre un employeur et un employé après un licenciement. "Ca demande qu'une des deux parties ait envie de régler le problème et propose à l'autre de négocier avec l'aide d'un médiateur plutôt qu'aller en justice", ajoute Me Viriginie Luise. "Mais on se rend souvent compte que le contentieux est humain avant tout, et pas seulement la hauteur des arbres ou une facture non-payée. Avec du dialogue, de la communication et la volonté de résoudre le problème, souvent les gens repartent satisfaits - dans les deux parties - et se reparlent par la suite. Ce que malheureusement une décision de justice ne permet pas toujours."

La médiation peut aussi être moins chère: à titre d'exemple, un conflit de voisinage au tribunal peut coûter plusieurs milliers d'euros, alors que le régler en médiation peut revenir à moins de 1000 euros. "Et il y a toujours la possibilité d'aller au tribunal si ça n'a pas fonctionné, bien sûr. Certaines assurances de protection juridique couvrent les frais de médiation, d'ailleurs. C'est à tester si vous pensez que ça peut être utile."

Durant toute la semaine du 11 octobre, une permanence sera tenue par un médiateur à l'entrée du Palais de Justice de Charleroi, avec un premier conseil gratuit.