La jeune femme était seule chez elle. Elle dormait et s'est réveillée quand elle a entendu des voix d'hommes au rez-de-chaussée. "J'ai appelé ma maman qui m'a dit de partir. J'ai compris qu'une personne arrivait vers ma chambre et que l'autre montait les escaliers. Je me suis montrée et j'ai crié. Un homme m'a balancé un vase, et j'ai reculé pour l'éviter. L'homme est descendu. Je suis sortie et j'ai appelé la police, déjà avertie par ma maman."

Son chien, un vieux labrador croisé avec une autre race, âgé de 18 ans, n'a pas bougé de son fauteuil avant l'arrivée de la police.

Rien n'a été volé dans la maison, où aucune trace d'effraction n'a été constatée. Le témoin se souvient que les deux hommes parlaient une langue étrangère, de l'est de l'Europe.

Mardi, le président a invité les accusés à se lever. Le témoin n'en a reconnu aucun, alors qu'elle avait identifié Aurel Nichiforean derrière une vitre sans tain.

Les malfrats ont pris la fuite vers le parking d'un magasin, situé non loin de là. Ils ont été vus par un membre du personnel qui gérait le déchargement d'un camion. Ce témoin n'a reconnu personne sur le panel photographique présenté par la police. Un collègue a, par contre, reconnu un suspect, Aurel Nichiforean.

Leur patron a pris en photo le véhicule des suspects, une Peugeot grise immatriculée en Bulgarie, soit le véhicule utilisé par les accusés.

Filimon et Nichiforean sont accusés de cette tentative de vol qui a eu lieu à Gozée le 30 janvier 2017. Il est aussi reproché au premier d'avoir détenu 10 munitions de calibre 16, le 29 avril 2017 à Charleroi. Le deuxième aurait usé d'une fausse carte d'identité, Catalin Micea, un nom qu'il aurait porté publiquement alors qu'il ne lui appartenait pas.

Les deux hommes et Gheorghita Balan sont accusés d'un vol avec violence commis à Goutroux le 25 avril 2017, avec plusieurs circonstances aggravantes, dont les meurtres de Nicole Paternoster et de Michel Masuy.