Après le commerce de proximité et les métiers de contact, ce sont les ASBL carolos non subventionnées qui vont faire l’objet d’une mise aux soins intensifs. 

"Le conseil communal validera lundi l’octroi d’une aide exceptionnelle aux structures en difficulté, pour leur permettre de continuer à faire face à leurs frais de fonctionnement (loyers, charges, achat de fournitures, etc.)", explique la Première échevine Julie Patte en charge de la Participation et des Quartiers. "C’est une démarche de la Maison Pour Associations (MPA) qui nous a fait prendre conscience de cette réalité." 

De fait. La MPA a adressé au collège une lettre ouverte dans laquelle elle évoquait l’extrême fragilité de ces acteurs, et les risques de disparition. 

Plafonnée à 2.499 euros par ASBL pour l’exercice 2021, l’aide exceptionnelle est conditionnée au respect de critères géographiques, légaux et financiers. "Nous visons les associations qui n’occupent pas de personnel et s’appuient sur des bénévoles", poursuit l’échevine. "Pour être éligibles, elles ne peuvent en outre avoir déjà bénéficié de soutiens covid."

Ecoles de devoirs, associations actives dans l’environnement, les sports, la culture, la formation, la jeunesse etc., elles seraient potentiellement entre 500 et 1.000 à pouvoir introduire une demande, selon la directrice de la MPA Caroline Davini. Pour les assister dans le montage de leurs dossiers, la MPA a mobilisé ses équipes. Cette mesure complète le train de dispositions communales déjà prises pour soutenir les opérateurs du non-marchand : majoration de 30% des subsides annuels, organisation d’appels à projets thématiques. 

Une ligne de crédit de 250.000 euros a été réservée au budget, dans le cadre de l’extension du plan local de relance. Un plan qui hors exonérations fiscales, représente déjà un investissement de près de 11 millions d’euros, selon le directeur financier.