Charleroi Les "états généraux" occuperont les échevins pendant les prochains mois.


Consulter la population pour y piocher les bonnes idées, la plupart des partis l’ont fait durant la campagne électorale. Puis, les futurs participants à la majorité actuelle (PS, Ecolo et C +) ont rouvert le débat sur l’avenir de la Ville de Charleroi durant leurs négociations. "On veut maintenant continuer le dialogue avec les Carolos qui veulent participer", explique le bourgmestre Paul Magnette (PS).

Pour cela, le collège communal s’est inspiré de l’idée des "états généraux", lancés il y a deux ans par l’échevine Julie Patte pour la jeunesse. De février à fin juin, chaque échevin organisera des tables rondes pour discuter du projet de ville. "L’intérêt est double : plus on discute, plus le consensus trouvé sera large, et ensuite nous sommes bien conscients que nous n’avons pas toutes les réponses, il y a des bonnes idées à aller chercher dans la société civile."

Le point de départ, ce sera les "ambitions" décrites dans le pacte de majorité. Par exemple, en ce qui concerne les compétences de Paul Magnette : une des ambitions, c’est de créer une ville durable. Il faudra ensuite établir des objectifs stratégiques, comme "renforcer la nature en ville", puis des objectifs opérationnels comme "planter 1.000 arbres par an", et enfin un plan d’action : distribution de plants, vergers dans les écoles, arbres autour des bâtiments communaux, etc.

Chaque échevin aura l’autonomie de gérer ses états généraux comme il l’entend. Ce qui compte, c’est qu’une synthèse des discussions, les plus larges possibles, soit disponible d’ici fin août : en septembre, il faudra présenter un PST (programme stratégique transversal) et un projet budgétaire à la Région wallonne.

"Tout le monde, du simple citoyen au représentant d’une association déjà impliquée dans une thématique, pourra donner son avis", promet le collège communal en cœur. Il y aura des formulaires papier ou en ligne disponibles (www.charleroi.be/etats-generaux). 

Les principaux acteurs (entreprises, associations, etc.) ont normalement déjà été contactés par les différents échevins. "Attention", prévient Magnette. "On ne pourra évidemment agir que sur les compétences communales. On peut discuter de tout, mais on ne pourra pas forcer les TEC ou la Région, par exemple."

Il y aura, en tout, des consultations sur 25 thématiques différentes: 

  1. Culture
  2. Nature en Ville
  3. Enseignement
  4. Participation
  5. Numérique
  6. Entreprises et indépendants
  7. Climat
  8. Economie
  9. Sécurité routière/mobilité
  10. Santé
  11. Bien-être animal
  12. Aînés
  13. Transition écologique
  14. Personnes porteuses de handicap
  15. Intégration/Egalité des chances
  16. Propreté
  17. Commerces
  18. Folklore
  19. Fêtes
  20. Sport
  21. Jeunesse
  22. Tourisme
  23. Petite enfance
  24. Logement
  25. Action sociale