Durant les deux confinements, les gens sont moins sortis. Ce qui a provoqué une chute des chiffres du harcèlement en rue. En 2020, huit plaintes concernent une personne transgenre mineure d’âge discriminée et harcelée dans une école.

Il faut noter que ni la police, ni les associations n’ont eu l’impression que ces chiffres ont augmenté durant le COVID. Au contraire, le confinement a eu, un effet de chute de l’ensemble des délits. "Selon les associations, les gens sont moins dans l’espace public. Il y a moins de déplacement. Donc, il n’y a pas d’augmentation en chiffre absolu des cas de harcèlement", déclare Françoise Daspremont, échevine à l’Egalité des chances. En effet, les femmes désertent ou elles évitent les espaces publics qui sont peu fréquentés car elles ne sont pas en sécurités. "Elles ont intégré l’espace public comme potentiellement dangereux surtout quand elles sont seules. Donc on ne voit pas beaucoup de femmes seules dans les rues", continue-t-elle.

Pour les associations, ce constat est un retour en arrière parce qu’il n’y a pas d’exposition des chiffres. "Autant avec nos campagnes, nous tentions de réapproprier l’espace public aux femmes. Autant aujourd’hui, ces espaces sont ressentis comme potentiellement à risque pour le harcèlement", explique Françoise Daspremont.

Cependant, l’échevine remarque que le problème du cyber-harcèlement est en hausse. Celui-ci devient un autre espace public.

La Ville de Charleroi travaille pour que les rues carolos deviennent pour les femmes mais aussi pour les hommes des endroits moins craintifs.