Quand il n’y a plus de gras à enlever, il y en a encore : dans le cadre de leurs plans de gestion imposés par la Wallonie, les villes et communes ont l’obligation de chercher de nouveaux moyens d’augmenter leurs recettes ou de réduire leurs dépenses. Au conseil communal, la Première échevine Julie Patte (PS) se substituant au bourgmestre retenu à Bruxelles par sa mission de formateur de la Vivaldi a indiqué que le collège venait de voir reporter d’un an l’actualisation de son plan de gestion.

Comme le rappelait l’élu indépendant Nicolas Kramvoussanos, cette mise à jour devait initialement intervenir pour le 30 septembre 2020 au plus tard. Ce sera finalement pour la même date de l’année suivante, ainsi que l’a annoncé le ministre des Pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne.

Autre reproche adressé à la majorité carolo : "la privatisation" de certaines missions communales. Pour le chef de groupe PTB Germain Mugemangango, "ces transferts d’activités vident peu à peu la ville de sa substance, cela inquiète le personnel et menace la pérennité du service public".

Un procès contre lequel Julie Patte s’inscrit en faux. Et pour cause. La Première échevine considère en effet que la recherche de synergies dans le périmètre public, et la délégation de missions à des entités satellite de la ville (intercommunales, régies, ASBL paracommunales) n’est pas assimilable à une privatisation, qui consiste à confier au privé des services effectués par le secteur public. Dans le cas présent, il s’agit au contraire d’élargir le périmètre de gestion sans sortir de la sphère publique.

Parler de privatisation est dès lors incorrect. Dans un monde qui change, la Ville de Charleroi doit relever les défis qui se présentent à elle. Nous sommes dans cette dynamique. C’est dit.