Laurent est bien connu du monde judiciaire. Le 6 janvier 2021, il a été condamné à 18 mois de prison pour le vol d’une plaque d’égout à Gerpinnes, le 25 septembre 2018, mais également pour avoir dérobé du matériel pour fabriquer du béton à proximité d'un chantier à Charleroi au mois d’août de la même année.

Lors de l’audience ce mercredi - il faisait opposition - son avocat a demandé l’acquittement pour le vol de la plaque d’égout. Il a invoqué la bonne foi de son client qui a assumé son lourd passé judiciaire. Pour ces deux délits, le procureur du roi ne s'est pas opposé à réduire la peine du prévenu à 10 mois de prison. Le jugement suivra.

Mais ce n’est pas tout: la société Infrabel s’est aussi constituée partie civile contre Laurent, qui aurait encore une fois volé de la petite ferraille ainsi qu’une barrière à la gare de Piéton le 7 janvier 2021. Le prévenu minimise les faits en justifiant qu’il a eu l’accord des ouvriers d’Infrabel pour récupérer les matériaux. Mais la société, par la voix de son avocat, conteste la version de Laurent.

Les "bêtises" de Laurent ne s’arrêtent pas là. Il est également accusé d’avoir porté des coups sur son ex-compagne, mais également sur son beau-fils, mineur au moment des faits.

À tout cela, il faut également rajouter que le 26 mars 2019, le prévenu en rentrant chez lui alcoolisé s’est rebellé contre un policier qui l’a réprimandé pour avoir pris un sens interdit. Laurent reconnaît cette fois avoir été insolent envers les forces de l’ordre.

Pour le vol à Infrabel, le procureur du roi a requis une peine de six mois d’emprisonnement. Pour le reste, il a demandé 18 mois de prison. La juge ne semblait pas opposée à prononcer un sursis, mais s'il ne se tient pas à carreau, une peine d’emprisonnement ferme sera prononcée, promet-elle.

Le jugement sera rendu le 19 mai prochain.