A l'approche du 14 octobre, nous faisons le point sur la politique dans les communes de Montigny-le-Tilleul, Ham-sur-Heure, Chimay, Froidchapelle et Momignies. 

Montigny-le-Tilleu: L'après Cornet

Le décès de Véronique Cornet a tout chamboulé dans la commune. 

 Montigny-le-Tilleul a vécu un grand drame lors de cette mandature : la bourgmestre Véronique Cornet (MR) est décédée, c’est Marie-Hélène Knoops qui la remplace. Ce fut un choc pour la commune qui était gérée par la famille Cornet depuis près de 80 ans. Avec quelques difficultés, Marie-Hélène Knoops a trouvé sa place en tant que bourgmestre, elle réussi à gagner la confiance des habitants. Grâce à une équipe soudée, de beaux projets sont menés, comme la reconstruction de l’école de Fougère. Ou encore la reconstruction de l’administration communale avec l’installation du CPAS. Ce qui a permis de créer une synergie entre commune et CPAS.

Le MR est au pouvoir depuis de nombreuses années à Montigny-le-Tilleul. Cependant, Marie-Hélène Knoops recevra-t-elle autant de voix que Véronique Cornet ? Gardera-t-elle la majorité absolue ? Les habitants devront faire leur choix auprès de cinq listes : MR, PS, Ecolo, Défi et Osons.

Le MR peut également compter sur la sœur de Véronique, Laurence Cornet, qui a souhaité pérenniser l’héritage de la famille en se mettant sur les listes. Quant à Défi, il se fait connaître dans différentes communes, le parti fait sa place petit à petit. Le PS a rejoint la majorité lors du décès de Véronique Cornet et pourrait obtenir plus de voix.

L’après-Cornet, c’est maintenant et ça se décidera ce 14 octobre.


Ham-sur-Heure: Le MR au centre des discussions

Les élections sont centrées sur le combat entre Binon et Dolimont.

Cette mandature se passe plutôt normalement à Ham-sur-Heure. Le MR est au pouvoir, avec le bourgmestre Yves Binon, accompagné du CDH dans la majorité. Cap communal, la liste qui souhaite casser la majorité MR-CDH, était seul dans l’opposition, se battant pour se faire une place.

Cependant, l’année dernière, tout dérape. Les listes commencent à se préparer pour les élections communales de 2018, le MR choisit alors son chef de file. Surprise, c’est Adrien Dolimont, le premier échevin, qui est élu et non pas Yves Binon comme il l’aurait espéré. De là, un conflit interne apparaît au sein du groupe réformateur. Le chef de file doit choisir la tête de liste, évidemment Adrien souhaitait se mettre en tête de liste afin d’évoluer dans sa carrière. Mais Yves le veut également. Deux clans se forment : le clan Binon et le clan Dolimont. Un contrat est signé, si Dolimont place Yves Binon en tête de liste et qu’il est élu, il ne fera alors que quatre ans de mandature avant de laisser sa place à son premier échevin.

Ce serait trop beau si l’histoire s’arrêtait là. Mais les tensions au sein du groupe ont continué. Malgré ce qu’ils peuvent dire, les deux clans sont clairement identifiables. Mais surtout, Yves Binon menace de ne pas tenir sa promesse si les choses se passent mal lors de la prochaine mandature. Encore faut-il savoir ce qu’il entend par là…

Le MR ne se présente pas seul aux élections, on retrouvera également Vivre ensemble, la liste citoyenne formée par le CDH. Cap communal se relance une nouvelle fois dans l’aventure en espérant gagner quelques sièges. Au final, tous les feux des projecteurs sont sur ce combat entre les deux grosses têtes du groupe MR. L’expérience ou la jeunesse ? Cette question, tous les citoyens se la posent. On en oublie presque que d’autres listes se présentent.


Chimay: Toujours le même combat

CLE et Bouge se partagent les sièges : 10 contre 11.

Chimay c’est moins de 10.000 habitants mais énormément de projets y sont menés. On retient de cette mandature les investissements importants pour les nouvelles infrastructures sportives ou l’envie de dynamiser le tourisme et le centre-ville. La ville évolue, mais il y a encore un long chemin à faire pour l’économie et le tourisme.

La politique y est particulière puisque deux partis se disputent chaque année la place de la majorité. Dix sièges contre onze. En 2012, la liste Bouge a battu la liste CLE. Cette année encore, les élections risquent d’être serrées. La bourgmestre Françoise Fassiaux-Looten (PS) de la liste Bouge ne se représente plus comme candidate bourgmestre, elle reste cependant sur les listes mais laisse la place à la jeunesse : Tanguy Dardenne (MR). Son rival, c’est Dany Danvoye (CDH) de la liste CLE, l’ex-bourgmestre. Si la campagne électorale se déroule comme tous les conseils communaux, le combat risque d’être impressionnant.

Cependant, on voit apparaître une nouvelle liste citoyenne . Il s’agit de Fort ensemble, mené par un seul homme : Louis Pougin. Tout seul, c’est difficile, mais on pourrait être surpris.


Froidchapelle: Willy Decuir se retire, de la place pour les autres

Les remplaçants de Willy Decuir se battent pour garder la majorité.

Avec moins de 4.000 habitants, la commune de Froidchapelle est gérée dans le calme. Willy Decuir en est le bourgmestre depuis 2004. C’est alors qu’il n’est échevin que depuis 2 ans que le bourgmestre tombe malade et qu’il doit le remplacer.

Depuis , Willy Decuir connaît la commune comme sa poche, c’est devenu son travail principal, il y consacre toutes ses journées. Aujourd’hui, à l’âge de 68 ans, il a décidé de se retirer pour laisser la place aux plus jeunes. Le premier échevin, Alain Vandromme, est sur la liste pour le remplacer, ainsi que le président du CPAS, Jean-Pol Bouillot. Si la commune est bien gérée avec le groupe EC, c’est au risque de les voir être évincés. Une liste AC, Alternative citoyenne, se présente également comme chaque année pour faire concurrence. La liste est née en 2012 avec une alliance entre Ecolo et PS. Ils n’ont obtenu que 4 sièges sur 13 lors des dernières élections, ils espèrent en obtenir plus cette année. Le fait que Willy Decuir ne soit plus en tête de liste risque de changer les choses au sein des répartitions électorales. Malgré qu’il soit tout de même sur les listes, il n’est pas candidat bourgmestre.

On retrouvera également une liste Défi avec sept candidats. Cela pourrait également changer les choses, le combat n’est plus entre deux partis mais entre trois.


Momignies: Un bourgmestre qui ne veut pas partir

Albert Depret est à la tête de la commune depuis trente ans.

À Momignies, on retrouve le même schéma qu’à Froidchapelle. Albert Depret (PS) est bourgmestre depuis trente ans. À 76 ans, il décide de ne plus se présenter comme candidat bourgmestre, enfin… presque. Le discours est différent que celui de Willy Decuir. Si ce dernier ne souhaite pas du tout être élu bourgmestre ou échevin, pour Albert Depret c’est différent. En effet, s’il est élu bourgmestre, il restera bourgmestre.

La commune de Momignies est vieillissante, peu de choses y sont réalisées. La commune est tellement éloignée du reste de la Belgique que personne ne vient s’y installer mis à part des Français ! La liste MR-PS est alors élue en majorité absolue et d’année en année, Albert Depret obtient le plus de voix.

Il y a tout de même 3 listes qui se présentent en 2018 : IC, AC et MR-PS. IC a déjà deux sièges au sein du conseil communal, les conseillers sortants se représentent. Alternative Citoyenne (AC) est une liste citoyenne qui veut offrir un projet alternatif pour la commune.

C’est le grand point d’interrogation, soit les habitants accepteront le changement, soit Albert Depret sera réélu.