Charleroi Alors qu'il tentera de repartir avec le titre de champion du monde WBA des lourds-légers le 19 octobre prochain au Spiroudome face au Hongrois Imre Szello, le champion bruxellois Ryad Merhy (27 victoires sur 28 combats depuis 2013) est allé s'entraîner à la caserne de Marcinelle.


"J'ai toujours pensé qu'après ma carrière, je ferais ambulancier ou pompier", explique le souriant jeune homme de 26 ans. "Même si je veux faire ça le plus longtemps possible, je ne compte pas me faire taper sur la tête toute ma vie." Et sur invitation d'un ami pompier, le voilà qui vient suivre un entraînement à la caserne flambant neuve de Marcinelle, dans la zone de secours Hainaut Est. 

Accompagné du boxeur gerpinnois Kamel Kouaouch (8 combats, 8 victoires) et de leur coach à tous les deux, le boxeur professionnel a subi un entraînement similaire au test ARI (appareil respiratoire individuel), que doivent subir les pompiers en examen d'entrée, et répéter tous les deux ans. 

Après son échauffement, Ryad Merhy a donc enfilé une tenue de feu et un masque respiratoire pour enchaîner dix épreuves. "Ah ouais, je me sens plus lourd", a-t-il dit une fois l'équipement d'une trentaine de kilos sur le dos, avant de tirer un tuyau sur 15 mètres, redresser une échelle et en gravir les échelons, déplacer un pneu avec une masse, tirer un mannequin de 80 kilos, porter deux bidons de 20 kg sur 30 mètres, et escalader la tour d'exercice en tenue complète. Un enchaînement complet, le même que celui que doivent effectuer les pompiers. 


"Leur forme est au top, la seule chose qui pouvait les déstabiliser, c'est le port du casque qui limite la vision, et la tenue de feu qui alourdit les mouvements", a noté Laurent Prévot, entraîneur sportif des pompiers de Marcinelle. "Le port d'un respirateur rend tous les exercices beaucoup plus difficiles, les pompiers aussi sont des sportifs. Ils doivent l'être."

Pour l'occasion, les pompiers avaient exceptionnellement sorti la grande échelle, sur laquelle les boxeurs et leur entraîneur ont pu monter. "Sur les 5 derniers mètres, ça devient très serré, faut pas être claustrophobe ou avoir peur du vide", a confié en redescendant Ryad Merhy, visiblement très heureux d'avoir pu découvrir un nouvel univers.