Marco (prénom d’emprunt), 56 ans, est poursuivi pour d’horribles faits de viols et attentats à la pudeur sur deux adolescents, élèves d’une école spécialisée à Marchienne-au-Pont. À chaque fois, les faits se déroulent dans l’arrière-boutique du Night-shop.

Pour certains, le choc des cultures s’avère plus difficile à assimiler qu’il n’y paraît. Marco est arrivé en Belgique en 2003. De culture afghane pakistanaise, Marco a épousé, dans son pays natal, une adolescente âgée de 14 ans. Pour lui et sa culture, ce genre d’événements est normal. Mais ici, en Belgique, la culture n’est pas la même. Alors qu’il travaille dans un Night-shop en tant que caissier à Marchienne-au-Pont, Marco se fait remarquer auprès des adolescents, élève dans une école spécialisée non loin du commerce.

Le 22 septembre 2019, il attire un mineur de moins de 16 ans dans l’arrière-boutique et tente de l’embrasser. L’adolescent parvient à s’enfuir et avertit la police. Une enquête est ouverte. Elle permet de découvrir d’autres faits horribles commis sur Bryan (prénom d’emprunt). Tout débute par des photos découvertes dans le téléphone de Marco. On y voit Bryan et Marco s’embrasser sur la bouche, être nus sur certaines photos ou montrant le postérieur nu du jeune adolescent. D’autres images, issues des caméras de surveillance, montrent des garçons dans le magasin. Entendu sur les faits, Bryan affirme avoir été sexuellement abusé à plusieurs reprises dans l’arrière-boutique. « Il n’y a jamais eu de pénétration. Il me le demandait, mais j’ai refusé », explique le prévenu. Marco admet avoir pris, diffusé et partagé les photos sur internet.

Le substitut Bury requiert qu’une peine de prison ferme soit prononcée contre Marco. Ce dernier a déjà trois antécédents judiciaires, dont une condamnation pour des faits similaires à Tournai. Jugement pour le 14 août prochain.