On va rire. Enfin rire. Et on en a bien besoin par les temps qui courent. Fermé depuis le 14 mars mars dernier, le Comédie Centrale reprend du service après avoir stoppé brutalement mais involontairement les dates de Zidani. Mais ce n'est pas l'humoriste qui reprend les choses là où elles les avait laissées. « Les dates de Zidani comme celles des autres artistes sont reportées, explique le patron de la salle Éric Marquis, ce sera compliqué mais on y arrivera. On reprend avec une création belge originale, « Je ne suis pas pressé mais... », avec Didier Boclinville et Audrey Devos, du 20 au 30 août. C'est un vaudeville moderne à l'humour décalé ». 

Coronavirus oblige, il faudra respecter les règles sanitaires que tout le monde connaît désormais. Aussi, la salle qui peut accueillir 164 spectateurs en temps normal s'apprête à ne recevoir que 80 personnes, on sera donc en dessous de la limite imposée des cent entrées. « Masque obligatoire pour tous les déplacements dans le café-théâtre, une distance de un mètre cinquante entre les groupes, le restaurant reste fermé jusque mi-septembre », énumère notre interlocuteur. 

Les seuls à ne pas devoir respecter les règles de distanciation sont les deux comédiens. « Ils ne s'embrassent pas durant la pièce, sourit Eric Marquis, mais ils joueront normalement sans prise de distance, il faut savoir qu'ils respectent leur bulle depuis le début des répétitions, c'est à dire depuis juillet ». 

La fermeture provisoire a été une épreuve financière. « Vu que nous n'avons jamais réclamé d'aide par le passé, nous n'existons pas pour le ministère de la culture. Je pense que la ville aurait aimé nous donner un coup de pouce mais comme nous sommes une société commerciale, c'est très compliqué, nous ne sommes pas une asbl », reconnaît Eric Marquis.

Tant pis, le sursaut viendra du public, fidèle. « Naturellement, les abonnements gardent leur validité pour toutes les dates reportées », promet-il.