Celle-ci a pour but de vérifier si l'ancien bourgmestre s'est rendu coupable de trafic d'influence, de corruption et de détournements de biens publics dans le cadre de ses fonctions. Le parquet de Charleroi a confirmé au journal l'instruction en cours, ouverte à la suite d'une plainte déposée par les échevins Rudy Zanola et Michaël Guyot, tous les deux membres d'une branche de socialistes dissidents.

Plusieurs marchés publics sont contestés par les plaignants et passés au peigne fin par la justice carolo, notamment le chantier de rénovation de la piscine communale, en 2006.

A l'époque, Philippe Tison avait passé un pacte écrit avec Francis Guerlement, autre élu socialiste et architecte de métier, pour qu'il renonce à un échevinat promis également à un autre élu de la majorité. En échange, M. Tison s'engageait "à faire désigner Francis Guerlement comme auteur de projet pour les travaux de mise en conformité et d'extension de la résidence Le Douaire; la construction des bureaux de l'hôtel de police de la zone Anderlues-Thuin; les abords de la piscine communale", selon une lettre datée du 9 octobre 2006.

Contacté par le journal, le député a répondu n'avoir "absolument, absolument, absolument rien" à se reprocher.