Les trois victimes, paumées, fragilisées par la vie et toxicomanes, ont croisé la route du "bienfaisant" Saïd. En réalité, ce dernier s’est avéré être un bourreau, un prédateur sexuel au comportement ignoble.. Pour attirer les victimes, Saïd se revendiquait être prêtre et vouloir tendre la main à son prochain pour l’aider. Pour paraître le plus crédible possible, il se baladait même habiller tout en noir, avec un col romain.

Un premier homme, même pas âgé de 20 ans, a été piégé par le prétendu prêtre. "Il lui a proposé d’aller dormir à l’hôtel. Un peu plus tard, le jeune homme a dénoncé des abus sexuels", précisait le substitut Vervaeren. La victime indiquait avoir, une nuit, senti une main dans son caleçon ou de s’être réveillé en pleine nuit et de voir Saïd le violer. Bis repetita sur deux autres victimes. Un second jeune homme, reconnu comme handicapé à 89 %, a révélé avoir subi des faits similaires lorsque le prévenu dormait dans le même lit que lui. Une troisième et dernière victime a profité d’un entretien avec une assistante sociale pour enfin dénoncer les relations sexuelles non consenties et mettre fin aux agissements ignobles de Saïd.

Détenu depuis 19 mois dans le cadre de ce dossier, Saïd niait avoir abusé des trois jeunes hommes. Pour le quadragénaire, ce n’était que des relations consenties dans le cadre d’une précieuse aide offerte de bon cœur ou de relations amoureuses. Loin d’être une oie blanche aux yeux de la justice avec de multiples condamnations, Saïd risquait gros. Une peine de 10 ans de prison avait été requise contre lui par le parquet.

Finalement, le tribunal correctionnel de Charleroi a décidé de mettre la barre encore plus haut en prononçant une peine de 15 ans de prison ferme contre le violeur.