C'est suite à un triste constat que les communes de Courcelles et de Fontaine-l'Evêque ont décidé d'interdire la vente de cartouches métalliques au moins de 18 ans et ce, sur le territoire des deux entités.

En effet, les agents de la zone de police de Trieux ne peuvent que constater l'augmentation des cartouches contenant le protoxyde d'azote sur la voie publique.

Si l'usage premier de ce produit est une utilisation domestique, notamment dans les siphons alimentaires, il est clair que ceux trouvés dans les rigoles ou dans les parcs sont utilisés pour ses propriétés de gaz hilarants. "Les consommateurs déversent le contenu d’une cartouche dans un ballon de baudruche pour inhaler ce gaz bon marché et en vente libre, cette pratique extrêmement dangereuse provoque des troubles importants du système nerveux," nous communique-t-on. 

Outre les effets d'euphories éphémères, ce gaz reste un produit dangereux. "L’inhalation de protoxyde d’azote peut engendrer des risques d’asphyxie et de brûlure, de vomissements, des troubles neurologiques, des pertes de connaissance, des troubles du rythme cardiaque, bref de phénomène ‘à la mode’ constitue un véritable danger de santé publique. Non seulement cette consommation provoque un danger de santé publique à court et à long terme mais elle trouble également l’ordre public ; nuisances sonores, déchets sur la voie publique."

Une ordonnance de police a donc été prise. Celle-ci interdit :

  • La vente de cartouches métalliques contenant du protoxyde d’azote, cracker de poche, quelle qu’en soit la quantité dans tous les magasins des deux entités aux mineurs de moins de 18 ans.

  • La consommation et l’utilisation de protoxyde d’azote sur la voie publique à toute heure du jour et de la nuit.

En cas de non-respect de cette ordonnance, les contrevenants sont passibles d’une amende administrative pouvant aller jusqu’à 350 euros ainsi que la saisie et la destruction immédiate des capsules.

Et Caroline Taquin et Gianni Galluzzo, les bourgmestres de Courcelles et Fontaine-l'Evêque, de conclure : "les dangers liés à la consommation de ce gaz sont multiples. Le potentiel addictif du protoxyde d'azote reste discuté, mais chez certains usagers, le faible coût du produit et la disparition rapide des effets recherchés peuvent les inciter à renouveler fréquemment les prises et conduire à une consommation excessive. Dans l’attente de l’adoption éventuelle d’un projet de loi, nous avons tenu avec la commune de Courcelles et la Zone de Police des Trieux à mettre en place des mesures au niveau local afin de bannir cette utilisation de protoxyde d’azote de notre territoire."