"Le meurtrier s'est acharné sur une personne vulnérable, qui ne lui voulait aucun mal", a déclaré la magistrate soulignant qu'il avait en outre de lourds antécédents judiciaires, dont une précédente peine de vingt ans pour vol avec violence avec circonstance aggravante de mort.

Alexandre Daunno avait en effet déjà été condamné à quatre reprises par le tribunal correctionnel avant de tuer un de ses proches en 1996. En prison, en 2002, il avait également tenté d'assassiner un codeténu. Il avait alors fait l'objet d'une mesure d'internement.

Pour l'accusation, le problème auditif dont souffre le meurtrier n'est pas une circonstance atténuante. Ses parents ont mis en œuvre des moyens pour l'aider et les pédopsychiatres ont noté que ce problème de surdité n'avait aucun lien avec son comportement. Le meurtrier n'a ni été maltraité, ni abandonné durant son enfance. Selon sa sœur, il a reçu une bonne éducation de ses parents.

Détenu durant dix-neuf ans, le meurtrier a affirmé avoir été jeté hors de la prison sans aucune mesure de réinsertion. Le ministère public ne le croit pas, déclarant qu'il était bien inséré, au sein d'une famille aimante et qu'il avait un travail. "Il a une propension certaine à se saborder, mettant en échec systématiquement toute aide apportée", a déclaré la représentante du ministère public.

Catherine Schampaert craint de nouveaux débordements, de nouveaux passages à l'acte dans le chef du meurtrier. "Les victimes ne réclament pas une peine mais des explications", a répondu la magistrate aux dernières déclarations du meurtrier, mercredi matin.

Après trois jours de procès et une longue enquête, on ignore encore pour quelle raison il s'en est pris à la victime.