Le MR a lancé cette idée au conseil communal.


Un excédent d’un million d’euros : ce n’est pas rien. Selon le chef de groupe MR d’opposition Nicolas Tzanetatos, c’est ce que la Ville de Charleroi percevra en 2019 pour le service d’enlèvement et de traitement des déchets ménagers. Au conseil communal, il a donc proposé de restituer ce montant à la population, pour lui rendre un peu de pouvoir d’achat.

Si le point a pu être débattu en séance, c’est de nouveau au terme d’un lamentable imbroglio autour de l’ordre du jour. Celui-ci n’avait toujours pas été communiqué dans sa version définitive aux élus deux heures avant la convocation de la séance : une situation déjà dénoncée à plusieurs reprises par l’opposition, mais que l’administration ne semble pas en mesure de pouvoir - ou de vouloir ? - améliorer. Au contraire : la situation semble dégénérer, si bien que les élus sont placés devant les dossiers dont ils doivent désormais débattre à leur arrivée en séance. Ou qui ne leur sont même pas proposés, comme le projet de motion pour une commune zéro déchets. Le MR a dû en faire son deuil, lui qui espérait marquer des points au lendemain de la mobilisation citoyenne de Bruxelles en faveur du climat.

Pour élaborer sa proposition d’ajustement fiscal liée à la gestion des déchets, Tzanetatos est parti du taux de couverture du coût-vérité de cette politique pour 2019. "En date du 18 novembre dernier, le collège communal a fixé ce taux à 105 %", explique-t-il. Conséquence : les taxes et redevances perçues pour ce service vont être supérieures à son coût, elles devraient rapporter 20,75 millions pour une facture totale de 19,75 millions. C’est cet excédent que le conseiller MR suggère de remettre dans le portefeuille de ses concitoyens. Il a fait ses calculs, et assure que l’opération est conforme au plan de gestion que Charleroi doit respecter pour rester dans les clous budgétaires.

Afin de revenir à l’équilibre, il propose d’abaisser de 10 % le taux des taxes et du prix unitaire du sac, ce qui ne pénaliserait pas l’équilibre des finances communales. Tout sera redistribué au prorata des contributions de chaque ménage. À titre indicatif, une famille de quatre personnes économiserait environ 30 euros. Nous reviendrons mercredi sur les suites données à ce projet.