En 2020, le peloton d’intervention de la zone sera dédoublé.


Dans l’intra-ring carolo, certains quartiers sont en proie à une criminalité intense. C’est le cas du périmètre de la place Rucloux à la ville basse, entre l’ancien triangle et le Left Side Business Park. La conseillère C + Anne-Sophie Deffense s’en est fait l’écho en séance publique du dernier conseil communal. S’y concentrent des problèmes de prostitution, de trafic de stupéfiants, de vente d’alcool et de violence.

À sa question de savoir quel dispositif la majorité PS/C +/Ecolo et la zone de police comptaient mettre en place, la première échevine Julie Patte (PS) a détaillé une stratégie qui s’articule sur trois piliers.

Primo : la création à Charleroi d’un Centre local de communication pour traiter les appels d’urgence. Actuellement, ce travail s’effectue au CLC de Mons, avec des temps d’attente importants et des risques d’erreurs liés à une méconnaissance du terrain. Il est arrivé plusieurs fois que les équipes de secours soient mal orientées : on minimise ce risque avec des opérateurs téléphoniques locaux. Comme l’a précisé Julie Patte, Charleroi en fera sa principale revendication politique dès la formation du futur gouvernement fédéral.

Deuxio : l’installation de puissantes caméras de surveillance aux endroits stratégiques, comme sur la place Rucloux où il est prévu de placer un modèle pivotant à 360 degrés.

Enfin, il est prévu de dédoubler le Peloton sécurisation ordre public (PSO). Mise en place voici un peu plus de 2 ans en mai 2017, cette unité d’intervention de première ligne se compose de quatre sections de huit hommes, chacune commandée par un inspecteur principal avec un officier pour coordonner ses missions.

Depuis janvier, le PSO a effectué près de 200 opérations, soit plus d’une par jour et procédé au contrôle de quelque 3 200 personnes. En 2020, un second peloton identique sera constitué. Des recrutements sont prévus.