Un peu partout en Belgique, malgré le confinement imposé par le fédéral à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, les villes et communes qui sont passées en "stationnement payant" de manière graduelle sur ces dernières années continuent d'appliquer leur règlement.

A Etterbeek, par exemple, on continue à verbaliser les défauts de paiement des horodateurs. Et à Charleroi? En mars, lors du premier confinement, le règlement communal avait été maintenu, mais la scan-car ne passait plus à cause du télétravail obligatoire. En pratique, il était donc peu risqué de se garer dans les rues de Charleroi, puisqu'il y avait surtout des agents constatateurs à pied qui passaient dans les zones à forte pression. Mais pour novembre, ce n'est pas le même jeu.

Antoine Tanzili, directeur-gérant de la Régie Communale Autonome (RCA) qui gère les parkings payants à Charleroi, nous explique qu'il y a moins de contrôles, notamment à cause des congés de Toussaint, mais qu'on n'est "pas du tout dans la situation du 18 mars, parce que mine de rien, il y a encore beaucoup de voitures qui se garent à Charleroi".

La scan-car tourne, et le règlement communal qui fixe la redevance en cas de non-paiement du parking est maintenu. D'ailleurs, la Ville de Charleroi signale n'avoir aucune intention, à l'heure actuelle, de suspendre ce règlement. En effet, sans lockdown complet, il faut continuer à éviter les voitures ventouses et faire de la place pour tout le monde.

"Mais dans les faits, à nouveau, dans les zones où il y a assez peu de véhicules, il y a moins de risques de se faire prendre", confie Antoine Tanzili. "Parce que s'il n'y a pas beaucoup de voitures, on ne passe pas. C'est logique, notre objectif et celui de mettre le stationnement payant n'est pas de récolter de l'argent, mais de s'assurer qu'il y ait de la place pour tout le monde... Du coup, sur un boulevard où il y avait de grandes chances de se faire prendre, comme sur le boulevard de Fontaine, il y a peu de risques aujourd'hui. Pas aucune, puisque si la scan-car passe à côté pour se rendre à un endroit spécifique, elle scanne toujours automatiquement les plaques, mais la probabilité descend. Et un peu paradoxalement, les dépose-minutes et les P30 limitées à trente minutes, là la probabilité est aujourd'hui quasiment montée à 100%, puisque c'est là qu'on se concentre, vu que ça doit rester des zones à rotation et qu'on n'est pas sur un lockdown complet."

Cela dit, on a remarqué à la RCA que si un impact important sur le stationnement au centre-ville a été observé, c'est surtout il y a 15 jours, à la fermeture des bars et au renforcement du télétravail, et non lors du confinement renforcé début novembre.