Le parquet de Charleroi confirme que l’homme a égorgé sa fille avant de se pendre.

Ce samedi 30 novembre, un homme âgé de 78 ans et sa fille née en 1966 ont été découverts morts sur les lieux par le mari de la femme au sein d’un appartement situé au 4e étage de la résidence Pallas à la rue de la Neuville à Charleroi, juste derrière le Stade du Pays de Charleroi. L’homme a été retrouvé pendu et sa fille égorgée, indique le parquet de Charleroi.

Selon le parquet, c’est le mari de la victime qui a découvert les deux corps sans vie. Il a immédiatement prévenu la police et les secours. L’homme était parti, la veille au matin, avant de rentrer au domicile de sa femme en y découvrant les deux corps. Le mari a été privé de liberté afin d’être entendu. Son audition confirme qu’il n’est nullement impliqué dans ce drame. La petite-fille de la famille, qui dormait sur place, a également été entendue. Elle signale n’avoir rien entendu.

Des gens sans histoire

Le voisinage de la résidence Pallas est sous le choc à la suite du drame familial. Tous décrivent les deux victimes comme des personnes discrètes, sans histoire. "Je sais qu’ils vivaient au quatrième étage. Moi je suis dans le bâtiment que depuis trois mois, je ne les connaissais pas", explique une riveraine habitant au 7e étage de l’immeuble.

Une personne âgée du troisième étage croisait à quelques reprises les victimes : "On les croisait dans l’ascenseur et ils avaient toujours un petit mot sympathique pour savoir comment on allait. Je n’ai jamais rien entendu de négatif sur eux."

Un meurtre avant le suicide

Ce dimanche, le parquet de Charleroi confirme le geste fou du père âgé de 78 ans. C’est bien lui qui a égorgé sa fille avant de se donner la mort. Le grand-père était revenu en Belgique en compagnie de sa fille suite au décès de son épouse en Roumanie. "La victime avait gentiment ramené son père, il y a un mois d’ici, à son domicile après s’être rendue dans son pays natal pour y régler des formalités suite au décès", indique le parquet de Charleroi. La personne égorgée avait également touché une somme d’argent à titre d’héritage. Son père avait réclamé une partie de cette somme. "Il souhaitait retourner vivre en Roumanie avec l’argent qu’il espérait avoir." Il y a une semaine, l’homme a menacé de s’en prendre aux siens. Il avait même contacté son frère en Roumanie afin de lui faire part de sa volonté de passer à l’acte. Le parquet de Charleroi confirme qu’aucune plainte n’avait été déposée pour des menaces et que le père était considéré par ses proches comme agressif et qui pouvait se montrer violent.