La ville de Charleroi a décidé d’introduire un recours.

À Monceau, les riverains de la décharge ne sont pas résignés. À travers l’Association de Défense de l’Environnement moncellois (ADEM), ils ont décidé d’introduire un recours contre le permis d’extension octroyé par les fonctionnaires délégué et technique de la Région wallonne. "Un permis de 150 pages dans lequel aucune de nos remarques n’a été prise en compte", observe Jacques Coupez.

Pire : c’est même un pas en arrière par rapport à la situation actuelle puisque les réunions du comité d’accompagnement ne se tiendront plus tous les trois mois, mais seulement deux fois par an. "Lors de l’enquête publique, nous avions émis un avis défavorable au projet d’extension", rappelle l’échevine de l’Urbanisme de Charleroi, Ornella Cencig (MR).

À son initiative, le collège communal a aussi décidé de saisir d’un recours le ministre de l’Environnement Carlo Di Antonio (cdH), qui déclarait en décembre dernier que le maintien de ce centre d’enfouissement technique était indispensable. Il n’en existe pas d’autre en Hainaut. Le CETB accueillera en outre des déchets du Brabant wallon et d’une partie de la province de Namur.

Présence d’une concentration de logements, proximité du site classé des terrils du Martinet, menace sur le développement résidentiel dans des zones d’aménagement concerté, nuisances liées au charroi et à la poussière… Sans parler de la problématique de la sécurité des contenants utilisés pour l’enfouissement de déchets à base d’amiante.

Ce sont les éléments sur lesquels le collège compte fonder son recours, en notant que l’exploitation existe depuis un demi-siècle. Les riverains refusent de voir le bail renouvelé pour 20 ans. "La capacité du CETB va passer de 2,95 à 5,5 millions de mètres cubes sans modification de l’emprise au sol", note Jacques Coupez. "Si bien que c’est une montagne de déchets de la hauteur d’un terril qui s’imposera à la vue. Inacceptable !"

D’autres recours devraient suivre : la société d’habitations sociales La Sambrienne a demandé à son avocat d’examiner le dossier pour envisager un recours, selon son président Hicham Imane (PS).

À Courcelles, le collège s’est aussi et logiquement aligné sur la démarche de Charleroi.