À Charleroi, le personnel de la zone de police va être soumis à un contrôle Covid-19 qui s’étalera sur plusieurs semaines, au gré des retours de congés. Le mois dernier, la détection de 17 cas d’infection parmi les travailleurs avait convaincu la direction du corps de l’urgence à organiser un testing.

Dans ce cadre, le Comité de Concertation Supérieur des services de police avait été saisi d’une demande d’autorisation et de financement rejetée par le fédéral. C’est à charge de la zone et donc indirectement de la Ville, qui subsidie le fonctionnement, que l’opération démarrera la semaine prochaine, sous la coordination de la médecine du travail de la police. Le coût de la première phase de testing est estimé à 90 000 euros, un montant débloqué par l’autorité administrative.

Dès ce lundi 10 août, des prélèvements nasopharyngés seront effectués sur l’ensemble des agents, policiers mais également civils. Chacun a reçu une invitation personnelle avec un jour et une heure de test. Cela va permettre de bien gérer le flux du personnel, dans le respect des mesures barrière et de distanciation physique. Si le testing s’effectue sur base volontaire, on fait appel au sens des responsabilités de tous les travailleurs.

C’est à la tour de police du boulevard Mayence que les tests seront pratiqués. Cela permettra d’obtenir une photo de la situation, d’identifier d’éventuels clusters et de détecter des patients asymptomatiques. D’autres phases de tests suivront au fur et à mesure des retours de vacances. Les résultats seront connus dans les 72 heures et communiqués progressivement.

En cas d’infection, des mesures d’écartement ou de quarantaine seront prises, pour protéger les collègues et éviter la propagation du coronavirus. À ce stade, seule la première phase a été modalisée, les autres suivront.