Son surnom le "petit Mustapha", Mustapha Riffi le doit à sa précocité judiciaire. Dès l'âge de 10 ans, ce dernier a commis ses premiers méfaits: arrachages de sac, viol sur un de ses condisciples au home où il était placé et premier coup de poignard à 12 ans. À l'âge adulte, le quadragénaire a continué dans la voie de la délinquance et a commis des vols avec violence, des car-jackings, etc.

Si Mustapha Riffi a été lourdement condamné ce lundi après-midi, c'est pour une importante série de braquages commis dans la région carolo et dans le Namurois en un temps record, entre le 3 et le 13 juillet dernier. Des magasins Lidl et Intermaché à Charleroi, Couillet et Jambes, le McDonald's de Sambreville et une station-service de Gosselies ont été braqués par Mustapha Riffi, armé d'un pistolet factice. Rapidement, plusieurs éléments relient les différents vols: deux auteurs commettent les faits, dont un qui a une démarche boiteuse. Ce qui est le cas du fameux bandit. Un véhicule Golf 7 et une Opel Corsa sont utilisés par le duo de braqueurs.

Une course-poursuite aux lourdes conséquences

L'enquête judiciaire n'évolue guère jusqu'au 15 juillet dernier. Ce jour-là, Mustapha Riffi et Fabbio sont interpellés à la suite d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre au volant d'un véhicule Golf 7, conduit par Mustapha Riffi. Une arme de poing factice est retrouvée sur le siège passager.

En libération conditionnelle depuis avril 2021, Mustapha Riffi a admis avoir replongé dans ses vieux démons. "J'ai sombré en consommant de la cocaïne et du cannabis. J'ai également fréquenté de mauvaises personnes. Après 22 ans d'incarcération, je pensais être solide. Mais j'ai recommencé. J'ai fait n'importe quoi."

Fabbio, suspecté d'être son complice sur cinq braquages, contestait la moindre participation aux différents faits. Le "petit Mustapha" a finalement écopé de la peine de prison requise par le parquet. Fabbio, lui, échappe à toute condamnation et est acquitté. Sa participation aux faits est jugée douteuse et le doute profite toujours au prévenu.