Charleroi L’échevin de la Mobilité a élaboré une charte d’utilisation.


Dans de nombreuses villes, les trottinettes électriques ont le vent en poupe. Il suffit de regarder le nombre d’opérateurs présents à Bruxelles où la plupart travaillent en free-floating, c’est-à-dire avec des flottes qui n’ont pas de stationnement fixe puisque c’est une application mobile qui les gère.

Dans la capitale, l’exploitation des plateformes de location tourne à l’anarchie, avec des dizaines de trottinettes abandonnées sur les trottoirs, n’importe où et n’importe comment.

Dans une réponse écrite à la conseillère communale C + Anne-Sophie Deffense, l’échevin Ecolo de la Mobilité Xavier Desgain dit avoir été contacté par deux opérateurs, Tier et Trotty. En prévision de l’arrivée de l’une d’elles, son cabinet a travaillé à l’élaboration d’une charte d’utilisation qui aborde la gestion des problèmes générés par le free-floating. Présence anarchique des trottinettes sur l’espace public, vitesse excessive puisqu’elles peuvent atteindre des pointes de 25 km/h, insécurité liée à des comportements de conduite agressive. La charte fixe des règles et un cadre à l’exploitation d’une plateforme de location : zones de parking délimitées, ramassage des trottinettes par les gestionnaires, respect d’horaires, vitesses réduites, gestion des flux…

L’échevin convient que ce moyen de locomotion peu polluant offre une solution attractive pour les déplacements intra-urbains. "Nous continuons donc, dans une optique prudente mais constructive, à prendre des contacts et à mettre en relation des opérateurs qui pourraient monter ce type de service, depuis la gare, entre autres, dans Charleroi. L’idéal serait de concevoir le projet le plus vert possible : un service utilisant de l’électricité verte, favorisant les acteurs locaux, et même l’économie sociale." On attend.