Charleroi La grogne syndicale continue, avec une nouvelle action prévue ce mardi.


Ce mardi, les syndicats de la Ville iront, en front commun, rendre visite aux échevins et au bourgmestre lors de leur collège hebdomadaire. "Nous irons faire sonner les cloches", précise Philippe Barbion de la FTGB. "Puis mercredi nous seront reçus par la ministre De Bue pour discuter des remplacements d’un travailleur sur trois, qui est devenu insoutenable."

La cause de la grogne n’a pas changé depuis la dernière fois qu’on en a parlé dans La DH : le manque de personnel à la Ville de Charleroi. Le cas des techniciennes de surface avait fait grand bruit dans l’actualité récente, et même si c’est loin d’être le seul service concerné, c’est cet exemple que nous prendrons à nouveau.

Le 16 avril, suite à la grogne sociale des derniers jours, Charleroi envoyait un communiqué aux rédactions locales : "nous versons 25 candidatures dans une réserve de recrutement du personnel communal d’entretien, 22 postes à mi-temps sont prévus, avec 6 recrutements déjà en cours. Dans l’ensemble, en un an le volume du personnel a augmenté de 30 équivalents temps plein, et il y aura des embauches compensatoires pour pallier la réduction du service pour les agents de plus de 60 ans", pourrait-on paraphraser.

Voila qui n’a pas convaincu les syndicats, qui ont d’ailleurs claqué la porte des négociations le lendemain de cette annonce. Pourquoi ? "Parce qu’on ne nous donne aucune garantie que les embauches se feront avant les vacances d’été, où il faut nettoyer toutes les écoles", répond notamment Philippe Barbion. "En gros, ils ont gagné plusieurs mois de salaire sur le dos des techniciennes de surface qui sont en train de mourir à petit feu."

La colère ne s’arrête pas là. "Quand on fait des comités de négociation, de toute façon, il n’y a parfois personne de la Ville, que ce soient des représentants de l’administration, ou du politique… Donc bon, recruter quelques personnes, c’est bien, mais c’est une goutte d’eau dans la rivière pour le service d’entretien, et une goutte dans l’océan pour l’ensemble des services" Ambiance.