Charleroi

Ce mardi, Vincent Fiasse, fraîchement nommé procureur du Roi de Charleroi, a présenté son plan de gestion.

Il souhaite rendre la justice plus humaine, moderne et efficace.

Le nouvel homme fort de la justice carolo, qui a succédé à Pierre Magnien, est revenu sur son plan de gestion qu’il a confectionné pour les cinq prochaines années de son mandat. Et dieu sait qu’à Charleroi, il y a du boulot. "Nous sommes la plus grande commune de Wallonie mais également l’une des plus précaires. 42 % des personnes vivent seules. Le taux de chômage est très élevé et la situation de la population est très précaire." La délinquance est toujours présente dans la métropole. En 2017, 40 000 dossiers ont été introduits en correctionnelle.

Plusieurs objectifs

Le procureur du Roi mise sur l’amélioration de plusieurs points importants : "Il faut augmenter la réponse pénale adéquate lors d'infractions pénales avec par exemple, des mesures alternatives. Nous voulons aussi améliorer la communication fournie aux gens impliqués dans un dossier classé sans suite, par exemple. Souvent, les gens pensent que le dossier est jeté à la poubelle sans qu'il n'y ait eu une enquête et considèrent ne pas être entendus par la justice alors que c'est tout le contraire." Le délai entre l’ouverture et la fermeture d’un dossier est également trop long, selon le procureur du Roi, qui souhaite le diminuer.

Un projet d’aide aux toxicomanes

Vincent Fiasse souhaite, à l’avenir, mieux aider les prévenus dépendants via un nouveau projet : "Pour 2020, on table sur une sorte de chambre de traitement de la toxicomanie. Cela pourrait être une des mesures que pourrait proposer le tribunal au lieu d’appliquer la case prison. Le détenu, avec l’aide de plusieurs associations, devrait remettre un plan pour se réinsérer dans la société et le juge ferait le point sur le suivi lors des audiences", conclue le procureur du Roi.