Construit en 1949, le pont qui enjambe les 5 voies de chemin de fer qui relient Charleroi-Sud à Bruxelles (L124), Mons (L112) et Erquelinnes (L130A) a fait son temps. Infrabel, qui gère le réseau ferroviaire, a dû se résoudre à le démolir et le reconstruire entièrement, après des contrôles révélant des dégâts d'infiltration d'eau et de corrosion à sa structure.

Depuis le 1er mars, la circulation sur ce pont de la rue de Châtelet est interdite, et elle le restera jusqu'en juin 2023. Il s'agit de vider 3500 tonnes de béton, d'acier et de briques, sans endommager les voies de chemin de fer situées en-dessous.

Les travaux se feront en trois phases : jusqu'en avril 2022, il sera détruit et l'alimentation électrique des trains sera adaptée en conséquence; d'avril à août 2022, les appuis du pont seront préparés pendant que le pont sera construit en atelier; d'octobre 2022 à juin 2023, les travaux du nouveau pont (ainsi que l'aménagement de la route, des trottoirs et de la piste cyclable) seront effectués.

Par conséquent, la circulation des voitures et des piétons sera impossible, une déviation est mise en place (via la rue de l'Alliance pour les voitures, via Chapelle Beaussart ou le R3/A503 pour les camions). La rue Bonehill restera accessible. Pour les trains, Infrabel tente de limiter l'impact en interrompant le trafic uniquement les 23 et 24 avril entre Marchienne-au-Pont et Charleroi-Sud, des bus seront mis à disposition des voyageurs.

Le nouveau pont, qui représente un investissement de 3,2 millions d'euros pour Infrabel, devrait tenir pour une durée estimée de 100 ans. 

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