Charleroi Son élection au Parlement lui ouvre de nouvelles perspectives.

En 2014, il avait loupé son élection au Parlement wallon à 200 voix près : remonté de la cinquième à la troisième place effective sur la liste PS à la Région, Mourad Sahli est cette fois allé chercher son siège tout seul.

Décumul oblige, son nouveau mandat l’éloignera dès le 11 juin du collège communal de Chapelle-Lez-Herlaimont où il avait été installé voici 15 ans comme président du CPAS. Et ce n’est pas la seule fonction à laquelle il devra renoncer : en raison d’une incompatibilité, il démissionnera de son poste de conseiller provincial du Hainaut. C’est en 1990, à l’âge adulte, que ce ressortissant algérien débarque sur le sol belge : il y rejoint la femme qui l’aime et qui va lui donner deux enfants.

Deux ans plus tard, ce passionné de politique intègre la section du PS de sa commune, et y croise la route de Patrick Moriau qui en deviendra le bourgmestre en 1994. "Il m’a appris à aller à la rencontre des gens sur le terrain, la proximité", confie-t-il. Dans les cabinets ministériels où il travaille successivement, Mourad Sahli complète sa formation de candidat par la culture de la rigueur. Titulaire d’un master en sciences du travail obtenu en promotion sociale, il devient conseiller CPAS en 2000 et président quatre ans plus tard. Avec le deuxième meilleur score de la liste derrière celui de son mayeur Karl De Vos, il aurait pu revendiquer la fonction de premier échevin. "J’ai préféré poursuivre mon travail au service des moins favorisés."

Son élection au Parlement lui ouvre de nouvelles perspectives. "Longtemps, j’ai souffert du complexe de l’immigré : m’imposer de faire toujours mieux que les autres pour être reconnu." Six ans après son mentor Patrick Moriau, le voilà député comme lui. "Je dois tout à Chapelle et au PS."