La conseillère communale de Charleroi siégera aussi au Parlement fédéral pour le PTB.


Quarante-quatre ans, mère de trois adolescents, il ne faut plus présenter Sofie Merckx, la figure de proue du PTB au niveau local pour Charleroi depuis sa première élection en 2012. Elle a rejoint les rangs de son parti il y a vingt ans, au sortir d’études de médecine, notamment grâce à son père, qui était le premier médecin des implantations Médecine pour le peuple, les maisons médicales du PTB, où elle exerce d’ailleurs elle aussi.

"C’est en faisant mon stage de médecine à Charleroi que j’ai décidé de m’y installer. Puis j’ai obtenu un premier mandat en 2012" , dit-elle. Réélue aux communales de 2018, elle a aussi décroché un siège au Parlement fédéral le mois dernier. "Normalement, je vais rester aussi au conseil communal, mais je continuerai aussi à exercer la médecine. L’idée, c’est que je fasse ça à mi-temps, parce qu’au PTB on est contre l’idée que les députés soient déconnectés de la réalité."

Premier dossier pour elle au fédéral : les soins de santé, son domaine d’expertise pour le PTB depuis déjà des années. "Une des premières priorités, c’est le prix des médicaments. Mais plus dans l’actualité, il y a aussi les hôpitaux bruxellois et le mouvement de grogne des blouses blanches : on a un plan pour refinancer les hôpitaux et recruter des infirmières, parce qu’il en manque par rapport à la moyenne européenne."

Elle va donc cumuler : "Ce n’est pas un mandat exécutif" , répond-elle. "C’est même plutôt une force, en fait. On est neuf au conseil communal, et maintenant deux députés fédéraux et un député wallon. Ici, je défends les gens de Charleroi, là ça sera à plus grande échelle pour toute la Belgique." En deux langues, comme Raoul ? "Sûrement pas comme Raoul (rires) . Je ferai ça avec mon propre style, mais je maîtrise bien sûr les deux langues. J’ai grandi à Anvers, le néerlandais est ma langue maternelle, mais ça fait vingt ans que je vis en Wallonie maintenant."