Le matin du 6 mars 2018, l'accusé, cafetier dans la ville basse, a appelé les secours pour signaler la mort de sa compagne, étendue au pied du lit. Il a déclaré que Maria Goncalves Da Rocha, qui était sortie la veille, présentait des traces de coups, dont une plaie dans le bas du dos.

Dans un premier temps, il a contesté être l'auteur des coups, même si la relation du couple, parent d'une enfant de 9 ans, était conflictuelle. David Vens est ensuite passé aux aveux, déclarant qu'il avait bien poignardé la victime. Ce coup a été fatal à Maria Goncalves Da Rocha.

La veille, le couple, en état d'ivresse, s'était disputé. David Vens a toutefois contesté l'intention d'homicide, déclarant que la victime s'était emparée d'un couteau pour le menacer. Selon les déclarations de l'accusé, ce dernier lui aurait ôté le couteau des mains avant de la pousser sur le lit et de la poignarder au niveau du dos. D'après lui, la plaie n'était pas grave et la victime s'était "endormie dans le canapé".

David Vens, défendu par Me Laurent Poisson et Me Boris Druart, a été libéré sous conditions le 5 décembre 2018.

Les parents, les frères et sœurs de la victime ainsi que la fille du couple se sont portés parties civiles. Celles-ci sont représentées par Me Christian Mathieu et Me Frédéric Mohymont.

L'accusation est quant à elle portée par Anne Maschietto. Adrien Van der Linden D'Hoogvoorst, conseiller à la cour d'appel de Mons, préside le procès.