Lutter contre le gaspillage alimentaire en faisant don de ses excédents de nourriture pour qu’ils profitent aux plus démunis : c’est le principe des frigos solidaires, ouverts ou des free go tels qu’ils ont été mis en place dans une série de communes. Fleurus en compte un depuis près d’un an. 

Comme s’en explique le président du CPAS Philippe Van Cauwenberghe interrogé par Thomas Lemaire (PTB) dans le bulletin des questions écrites du conseil communal, Charleroi a choisi une stratégie différente. D’abord en raison des contraintes de sécurité et d’hygiène alimentaire qu’un tel projet impose. Mais surtout eu égard à l’existence de la plateforme d’aide alimentaire et de la coopérative d’économie solidaire du Passage 45. 

Cette dernière dispose de deux sources d’approvisionnement : le fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) qui propose un panel de produits conditionnés non périssables et la criée aux fruits et légumes de Roulers où 70 tonnes de surplus ont été collectés en 2021 à raison de deux ramassages hebdomadaires. Pour augmenter le volume de produits frais mis à disposition des familles précarisées, le CPAS a également conclu des conventions avec de nouveaux partenaires : criée de Hoogstraten, bourse aux dons, AGRAL, Interwafles, Materne, Schamp, Schweppes, Suntory, etc. 

Dans les lieux qu’ils fréquentent, les usagers peuvent trouver chaque semaine une information sur le contenu des colis alimentaires qui leurs sont proposés. Par ailleurs, l’offre de repas gratuits et de distribution de produits de première nécessité s’est étoffée sur l’entité durant la crise sanitaire. Une plateforme a été mise en place pour mieux coordonner les actions tant publiques que privées : elle regroupe aujourd’hui 36 partenaires, observe Philippe Van Cauwenberghe. 

Si un projet de frigo solidaire devait néanmoins voir le jour, il pourrait s’intégrer dans le dispositif existant. "Notre CPAS dédie en effet chaque année un budget au soutien de nouvelles initiatives citoyennes à visée sociale, culturelle et humanitaire. Une subvention de 3500 euros est accordée à celles qui sortent lauréates de l’appel à projet annuel de l’institution, et de 2000 euros pour les micro-projets axés sur la précarité."