Charleroi

Première réunion de présentation à Mont-sur-Marchienne.

La réunion préalable de présentation du Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) promettait d’être tendue mercredi soir au centre culturel de Mont-sur-Marchienne. Elle l’a été. 

Devant plus de 300 participants, les porteurs de ce projet de mobilité au sud de la métropole se sont efforcés d’en détailler les avantages : fréquence élevée, accessibilité, régularité, rapidité, aménagement de parkings relais sur chacun des parcours, l’un en direction de Bomerée par la RN53 via l’avenue Pastur, l’autre par la N5 vers le rond-point Ma Campagne à Gerpinnes, en attendant une extension vers le Bultia. 

L’accueil n’a pas été franchement chaleureux : c’est ainsi que l’auteur de projet du bureau Greish-Transitec s’est fait huer avant même sa prise de parole. 

Depuis le début, riverains et commerçants de l’avenue Pastur s’opposent à la suppression d’emplacements de stationnement en voirie, et à la mise en sens unique de 800 mètres de tronçon entre la rue du Beau Site et l’ancien carrefour des ACEC à Marcinelle. L’inquiétude est de voir se déliter leur activité pour les uns, leur confort de vie pour les autres (NDLR : du fait de la disparition de parkings devant chez eux) ainsi que ça s’est produit sur la chaussée de Bruxelles lors de la construction du métro. Dans les quartiers résidentiels exposés à des reports de transit, on craint le pire. 

Echevin de la mobilité, Xavier Desgain (Ecolo) l’a rappelé : le principe même du BHNS a été adopté au conseil communal en 2015. Il n’est donc pas question de le remettre en question comme l’a suggéré le président de l’Union des Commerçants Elio Paolini. Qui en sa qualité de conseiller communal PS avait… voté le point !

© Albin