Le partenariat public/privé vient de capoter, après des mois de négociations.


C'est l’échec de plusieurs mois de négociations : le projet de réseau hospitalier carolo qui devait voir le jour a capoté. Pour monter ce projet imposé par la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), trois opérateurs étaient autour de la table : le Grand Hôpital de Charleroi (GHdC), la clinique Notre-Dame de Grâce (CNDG) et l’Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC), institution publique.

Dans une communication aux membres de son personnel, cette dernière a expliqué que ses partenaires privés avaient rompu les discussions de manière unilatérale, ce qui a amené les membres de son conseil d’administration à mettre ce lundi soir un terme au projet pour s’orienter vers d’autres pistes.

Si des alternatives existent, que ce soit en s’isolant ou en trouvant des accords avec le centre de santé des Fagnes à Chimay, l’espoir de déminer le conflit n’est pas mort, selon le directeur général du GHdC, Gauthier Saelens. Pour lui, renoncer à ce rapprochement pénaliserait le patient. Et c’est le patient qui doit primer.

Dans sa note aux agents, l’intercommunale dénonce un rapport de force privé/public qui lui sera défavorable en raison d’une répartition 60/40. Les arguments qu’il utilise sont incorrects, selon Gauthier Saelens. "Comparer le nombre de lits agréés et le nombre d’agréments octroyés à chaque institution fausse la vision des choses , dit-il. D’une part, la notion de lit agréé n’a plus aucune valeur économique, ni fonctionnelle. Ces lits agréés peuvent être vides, ils ne sont alors plus justifiés. De l’autre, on se trouve en présence d’un seul pouvoir organisateur pour chaque groupe d’hôpitaux. À nos yeux, seule la répartition de la patientèle dans le bassin de soins doit entrer en ligne de compte. Une récente étude de la société de consultance Antares a démontré que le GHdC prenait en charge 48 % de la population ; l’ISPPC, 40 % ; et la CNDG, 12 %. Ces chiffres justifient notre volonté d’une répartition équitable dans le respect du choix des patients et de l’existence de trois institutions distinctes."

Les réseaux hospitaliers doivent être arrêtés à la date du 31 décembre, c’est l’exigence de la ministre. Médicalement parlant, une union des hôpitaux de Charleroi apparaît comme le maître choix pour offrir un service de qualité aux citoyens. Il ne faut donc plus perdre de temps à relancer les négociations. Ça urge !