Près de 500 rues pourront passer en sens unique limité (SUL) dans les prochains mois et prochaines années. Ce lundi, le conseil communal de Charleroi votera le changement pour l’entièreté du territoire, à l’exception de quelques rues où la sécurité des cyclistes ne peut pas être garantie, dans les rues trop étroites par exemple. "Jusqu’à maintenant, il n’y avait que le centre-ville et Gosselies qui étaient déjà faits", note Xavier Desgain (Ecolo), l’échevin en charge. Rendus légaux en 1976, les SUL sont obligatoires depuis 2003. "Charleroi a beaucoup de retard, je pousse depuis 2001 pour l’adoption de ce dispositif, mais jusqu’à il y a peu la police était assez peu réceptive. Ici, il y a une vraie évolution dans la façon dont notre société - et la police - perçoivent la place du cycliste dans la circulation", se réjouit-il.

L’intérêt du SUL, c’est que le vélo peut rouler à contresens dans un sens unique. "Ce qui réduit considérablement les trajets pour les cyclistes et vient compléter les autres dispositifs qu’on prévoit pour les vélos (NdlR : parkings, boxes, pistes cyclables, etc.)." Et qui peut aussi inciter davantage de gens à se tourner vers cette alternative à la voiture.

Mais tout ne sera pas fait d’ici trois mois, prévient l’échevin : une fois adopté par le conseil, le dossier doit être approuvé par la tutelle et enfin mis en œuvre. Et il faut que les panneaux soient installés pour qu’un SUL soit empruntable à vélo. "Il faudra de la patience, nous commanderons les panneaux au fur et à mesure, j’ai demandé que cela avance district par district plutôt que plic-ploc, parce que les automobilistes devront aussi s’habituer au fait qu’un vélo peut avoir une priorité de droite en sortant d’un sens unique."