Onze camions sont mobilisés pour assurer le service public

CHARLEROI Compte tenu des prévisions climatiques, le service communal de la voirie ne passera pas Noël au balcon. À Charleroi, l’échevin en charge, Eric Goffart, a rencontré son directeur adjoint pour s’assurer que le dispositif hivernal était au point. “Et il l’est !” confirme-t-il.

Ce dispositif s’étend sur trois secteurs géographiques, au centre de Charleroi, au nord et au sud, pour un réseau de voiries totalisant plus de 650 kilomètres. Dans chaque zone, des circuits d’épandage et de déneigement prioritaires ont été définis : au nombre de 11, ils suivent l’itinéraire des axes de circulation les plus fréquentés.

“Au niveau de l’organisation générale en cas de gel ou de neige, les trois chefs de secteur sont en poste de garde et analysent l’opportunité ou non d’intervenir, soit d’initiative, soit en réponse à une demande du central de police. Chacun possède un accès à météoroute : il s’agit d’un applicatif d’aide à la décision quant à l’évolution et prévision climatique.”

En cas de chutes abondantes (autour de 10 centimètres), c’est un comité de crise qui détermine le mode d’intervention, en concertation avec l’échevin et le service. En moyens humains, 11 chauffeurs et 11 convoyeurs (opérateur de télécommande de l’épandage) sont de garde chaque semaine. En journée, le reste des ouvriers secteurs assure la continuité du service.

Onze camions sont mobilisés pour assurer le service public, équipés de trémies ou de lames de déneigement - six nouvelles lames ont été réceptionnées la semaine dernière. “Quant aux réserves de sel, elles permettent largement de voir venir le début de l’hiver”, selon Eric Goffart. “Pour la suite, un marché stock a été passé sous la précédente mandature en vue de nous approvisionner au fur et à mesure, selon nos besoins.”

Attention : les intempéries imposent des devoirs aussi au citoyen. Charleroi entend veiller à ce qu’ils soient respectés, prévient Eric Goffart, ce qui s’inscrit dans la 1re déclaration politique du bourgmestre empêché, Paul Magnette, lors de l’installation du conseil. L’échevin invite donc ses concitoyens à assurer la sécurité des piétons en veillant à dégager un passage suffisant devant leurs habitations.

Le règlement de police stipule en effet qu’ils sont responsables de l’état de leur trottoir. Certaines règles de bon sens s’appliquent comme l’interdiction de déverser ou de laisser s’écouler de l’eau sur la voie publique. En cas de non-respect de ces obligations, des amendes administratives pourront être infligées. Leur montant maximal s’élève à 250 €.



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