Fouad B., Samir B. et Omar K. sont actuellement détenus en prison, inculpé d’une tentative d’assassinat sur un homme, le 4 novembre dernier, à Dampremy.

Ce mercredi-là, dans l’après-midi, la police locale de Charleroi et le parquet se sont rendus sur les lieux : un homme venait de se faire agresser juste devant son domicile.

Mal en point, il a dû être rapidement pris en charge par les secours. Il présentait plusieurs coups de couteau, notamment à la tête et aux épaules. "Fort heureusement, il s’agissait de régions non létales. Après quelques jours en milieu hospitalier, ses jours n’ont plus été considérés en danger et il a pu sortir de l’hôpital", confirme Sandrine Vairon, procureur de division.

Toujours selon le parquet de Charleroi, la victime a été visée dans le cadre d’un règlement de comptes. On parle ici d’une affaire en lien avec une scène de tirs et une altercation entre deux personnes en situation illégale, à la rue du Calvaire dans le quartier connu des "Quatre Bras de Gilly", le 20 août dernier. Lors de l’altercation, en fin d’après-midi, un des protagonistes avait tiré en direction d’un autre homme, assis en terrasse devant un café, avant de prendre la fuite en montant dans un taxi. Mais, on s’en souvient, la personne visée par cette fusillade avait suivi le taxi et rattrapé le tireur, pour finalement lui asséner plusieurs coups de poing en pleine rue.

Sauf qu’un témoin de cette scène de fusillade, à Gilly, a collaboré avec la police : il s’agit de l’homme qui a été retrouvé poignardé devant son domicile, à Dampremy. La procureur de division de Charleroi précise d’ailleurs qu’il est intervenu et a collaboré dans le dossier de la fusillade du 20 août aux Quatre Bras de Gilly. C’est la raison pour laquelle la thèse du règlement de compte est suivie.

Les trois prévenus, Fouad, Samir et Omar, récemment interpellés, nient toute implication dans les faits. Ces derniers ont comparu devant la chambre du conseil, qui a confirmé la détention préventive du trio pour un mois supplémentaire, pour - on le rappelle - tentative d’assassinat. Contactée, Me Cigna, avocate de Samir B., n’a pas souhaité s’exprimer sur le dossier.