Charleroi Le "Monsieur Sport" de la commune est un puit de savoir passionnant et passionné.


Il est de ces personnes dont on ne saurait se passer tant ils sont nécessaires à la conservation de la mémoire locale. Régis Philippe est de ceux-là. Employé communal à Pont-à-Celles depuis 1981, c’est tout naturellement qu’on lui confie dans ses attributions "Les sports".

Avec le passage du Tour de France sur les terres pont-à-celloises, le passionné de cyclisme et de sport en général a organisé, tout comme il l’avait fait en 2015, une exposition dans le hall de la maison communale. À découvrir, des coupures de presse vantant les mérites des champions avant et après-guerre, des maillots d’équipe cyclistes ou encore l’évolution des vélos à travers l’histoire du Tour. Une large place est également consacrée aux coureurs cyclistes locaux tels Théodore Pirmez (il abandonna en 1938), Albert Perikel (21e au général et vainqueur par équipe en 1939) et en 1973 Émile Bodart (il abandonna lors de la 9e étape).

Quand on parle de vélo, il devient intarissable et maîtrise sur le bout des doigts les palmarès des différents champions wallons et tout particulièrement des Pont-à-Celles. Chaque anecdote qu’il raconte devient un vrai morceau d’histoire.

Passionnant et passionné, il commente avec émotion l’histoire d’Albert Perikel : "Lors d’une étape du Tour d’Allemagne (Francfort-Cologne) où l’on voit Albert Perikel déboucher dans le vélodrome de Cologne avec, dans sa roue, les Allemands Bautz et Gerber. Bautz remportera le sprint devant Gerber et Perikel. En 1940, Albert Perikel est fait prisonnier et c’est le nommé Bautz qui est le chef du camp. Albert bénéficiera d’un régime de faveur en étant affecté aux cuisines. Il était certain d’avoir à manger."

Actuellement, le cyclisme reste un des sports préféré de la région. Laurence Melys et Jean-Pierre Dubois, deux coachs nationaux de Pont-à-Celles viennent de réaliser l’ascension du mont Ventoux avec Jean-Michel Zecca.