L’oxycodone est un analgésique opioïde, dérivé de la morphine, et à utiliser uniquement sur prescription médicale dans un cadre très encadré. C’est également un analgésique considéré comme stupéfiants. Une mauvaise utilisation de l’oxycodone peut s’avérer fatale à n’importe qui… Comme ce fut tristement le cas le 14 décembre 2018, à Chapelle-lez-Herlaimont, pour Giovanni. Ce dernier a, quelques heures avant son décès, reçu un comprimé de 40 mg d’oxycodone, de la part de Sandra (en plein traitement personnel).

"Il était très très mal et me suppliait de lui en donner pour le soulager", avait expliqué la prévenue à la justice en mai dernier. En milieu d’après-midi, Sandra constatait que Giovanni "ronfle". En réalité, il était en détresse respiratoire dans son lit et décèdera quelques instants plus tard…

Pour mieux juger de la culpabilité et de l’implication de la prévenue dans le décès, le tribunal correctionnel avait sollicité une expertise médicale, pour déterminer le nombre de cachets pris par la victime au moment de son décès. Selon l’expertise, le cachet de 40mg d’oxycodone donné par Sandra était bien la cause du décès. Mais la défense contestait toute implication dans le décès de la victime.

Le parquet avait requis une peine de 4 ans de prison avec sursis contre la prévenue, poursuivie pour avoir délivré ou fourni un produit sans autorisation préalable ayant entraîné la mort et pour la facilitation d’usage de stupéfiants avec cette même circonstance aggravante. Peine qui a été prononcée, ce vendredi matin. Selon le jugement, il est « incontestable que ce cachet a provoqué la mort de la victime. »