La décision vient d’être ratifiée par le conseil communal. Charleroi va poursuivre son programme d’équipement en Wi-Fi gratuit de ses bâtiments accessibles au public. C’est l’un des trois axes du plan imaginé par l’échevin du Numérique Éric Goffart pour booster la digitalisation et lutter contre la fracture numérique dans la première ville de Wallonie: améliorer la connectivité sur le territoire et offrir aux citoyens des points de connexion gratuits.

Cela existe déjà dans les cinq maisons communales; l’étape suivante consiste à étendre ce service à d’autres lieux. "Si la pandémie a profondément modifié notre façon de vivre, elle a aussi et surtout révélé à quel point la fracture numérique pouvait être source d’exclusion sociale et de fragilité économique", observe l’échevin.

En pratique, les élus locaux ont ainsi validé les modes et conditions d’un marché de fourniture et d’installation d’une solution Wi-Fi moderne et évolutive pour les bâtiments de la Ville. Le marché comprend des prestations de support et de maintenance de ces équipements. Il s’étalera sur une durée de quatre ans à hauteur de près d’un million par an, 968 000 euros précisément, soit un total de 3,872 millions d’euros.

La Ville de Charleroi est propriétaire d’un important parc immobilier dispersé dans les cinq districts. Au-delà du déploiement du Wi-Fi urbain qui équipe les maisons citoyennes, "il s’agit d’implanter de nouveaux points de connexion gratuits dans les quartiers à travers des bâtiments publics en libre accès", explique Éric Goffart.

Les bibliothèques seront les premières à en bénéficier en commençant par Arthur Rimbaud en centre-ville, ainsi que les bibliothèques L’Avenir à Gosselies et Paul Verlaine à Gilly. Le réseau communal en compte quinze. Les centres du troisième âge et maisons de jeunes viendront dans un second temps. "Nous en profiterons pour déployer le Wi-Fi dans les salles de réunion de nos bâtiments administratifs", indique encore l’échevin, pour conclure.