Ce sera donc la seconde fois, la dernière on l'espère, que le comité de la brocante prend la douloureuse décision de tirer un trait sur ce rendez-vous qui se tient par tradition le troisième dimanche de septembre. « Les règles sanitaires ne nous permettent pas d'organiser une brocante totalement sécurisée, il serait trop risqué de nous lancer dans une organisation qui reste compliquée avec la menace d'une relance de la pandémie qui nous amènerait à annuler en dernière minute, il faut savoir que les frais d'organisation se situent entre deux et trois mille euros, commente le président de la brocante Henri Ledoux qui rappelle que cet événement attire plus de 500 brocanteurs autour de l'église St-Martin. « Nous avons quatre accès, il faudrait filtrer les gens aux entrées, organiser un sens aller et un sens retour sur trois kilomètres de voirie », soupire-t-il.

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Mais ce ne serait pas le seul obstacle. «La règle nous impose de limiter le nombre de visiteurs, nous recevons 15 à 20.000 personnes, et puis comment faire pour les accueillir quand on sait que la vente de boissons et de nourriture n'est pas autorisée », s'interroge notre interlocuteur.

Fondée par Richard Gobert, décédé l'an dernier à l'âge de 91 ans, la brocante leernoise disperse une belle partie de ses recettes à diverses œuvres de l'entité. « En temps ordinaire, avec le concours de notre trésorier Nicolas Cigna, nous distribuons trois à cinq mille euros. L'an dernier qui fut une année sans brocante, nous avons puisé 3500 euros dans nos fonds propres pour venir en aide à différentes associations que nous identifions avec notre secrétaire Daniel Harmegnies », précise celui qui est président depuis plus de dix ans ans et qui croise les doigts pour septembre 2022. « L'année prochaine, cela fera 42 ans que la brocante existe mais nous n'avons pas pu fêter les 40 ans l'an dernier, on le fera l'année prochaine », annonce-t-il.