Charleroi Une salle de lecture sera à la disposition des chercheurs et citoyens.

C’est la concrétisation d’un projet à l’étude depuis plus de 10 ans : les archives communales et celles du CPAS de Charleroi vont investir un nouveau bâtiment et fusionner leurs fonds.

Leurs services seront en effet regroupés en 2020 au "technopôle Villette", un ancien complexe industriel acquis par la ville voici près de 20 ans sur le site des ACEC, aux confins de Marcinelle et Marchienne.

Les lieux reconfigurés accueilleront les archives actuellement dispersées sur le territoire. Le CPAS a d’abord stocké ses documents dans des garages souterrains de la cité Matadi à Marchienne avant de les transférer dans un lieu provisoire sur l’aéropôle, où mille mètres carrés étaient disponibles. Trois autres sites étaient également occupés : un étage de l’aile Tumelaire de la caserne Trésignies à Charleroi, un entrepôt de mille mètres carrés au marché vespéral à Marcinelle et l’ancien stand de tir de la police à Gilly.

La centralisation va permettre de dégager des économies d’échelle puisque les équipes d’archivistes - une quinzaine de travailleurs - y seront réunies. Le bâtiment abritera deux autres services communaux : celui de nettoyage et les réserves d’œuvres d’art des musées de la ville.

Dans un souci d’efficacité, le technopôle Villette sera équipé d’étagères mobiles, de quoi doubler la capacité de conservation. À l’heure du "paperless" (littéralement : absence de papier ), cette centralisation renforcera les dynamiques de gestion des archives, tant physiques que numériques.

Le nouveau service des archives abritera une salle de lecture où le public pourra venir consulter la "mémoire" des deux institutions. Place à une plus grande valorisation de l’histoire locale : c’est que les cartons et armoires renferment de véritables trésors, comme des plans anciens de ville ou une iconothèque contenant des milliers de documents (photos, affiches, cartes postales, etc.) ainsi qu’une bibliothèque (livres, monographies, revues, articles de presse).

Ces fonds d’archives sont complétés par une politique active de récolte de documents issus de fonds privés (particuliers, entreprises) permettant de préserver la mémoire du passé.