Serge Verschoren avait 66 ans quand il a étranglé à mort Élodie De Petter, une jeune femme qu’il hébergeait chez lui, le 25 janvier 2019. Il en a aujourd’hui deux de plus, et comparaîtra cette semaine devant la cour d’assises du Hainaut, à Mons.

Ce jour-là, aux alentours de midi, la police locale de Châtelet/Aiseau-Presles/Farciennes reçoit un coup de fil du beau-fils de Serge Verschoren : il a trouvé le corps sans vie d’Élodie De Petter dans la maison de son beau-père, à la rue des Écoles, à Châtelet. Quand les inspecteurs arrivent, ils embarquent Serge Verschoren pour qu’il soit entendu. Il est placé sous mandat d’arrêt après avoir avoué avoir étranglé la victime.

Sa version à ce moment-là, c’est qu’il hébergeait la jeune femme depuis deux mois environs. On ne connaît pas les liens qu’ils entretenaient, mais il la conduisait souvent en voiture pour qu’elle aille faire des passes (elle se prostituait, dit-il) et pour se fournir en stupéfiants (qu’elle consommait, dit-il). Il était 4 heures du matin quand elle l’aurait réveillé pour aller acheter de la drogue : Serge Verschoren dit avoir "vu rouge". Il a reconnu avoir étranglé Élodie De Petter, sans donner de précisions. Pourtant, le corps de la victime était aussi couvert de coups, violents, notamment au visage, qui précèdent le décès.

Depuis, l’enquête a progressé : il s’avère que Serge Verschoren fréquentait régulièrement des prostituées depuis le décès de son épouse. Il a rencontré Élodie De Petter en 2017, et il "l’aidait" en échange de relations sexuelles. Il l’hébergeait bien chez lui depuis peu de temps. Il a reconnu avoir porté des coups à la victime, puis l’avoir étranglé avec ses mains et avec le foulard qu’elle portait autour du cou. Il prétend toujours avoir agi sur le coup de la colère, parce qu’elle "le harcelait".

La maison de Serge Verschoren a été vandalisée pendant qu’il était derrière les barreaux. Il a depuis été libéré, sous surveillance électronique, à la fin du mois de mars.

Dès ce lundi, son procès s’ouvrira devant la cour d’assises du Hainaut, il sera défendu par Me Cloet. Son casier judiciaire, jusqu’alors, était presque vierge : un antécédent, remontant aux années 70. Un jury de 6 femmes et 6 hommes a été tiré au sort jeudi dernier par la présidente Martine Baes. Le procès devrait durer trois à quatre jours.