Cela fait un an que la crise sanitaire a débuté. Malgré tous les points négatifs qu’elle a engendrés, la pandémie a permis de révéler l’extraordinaire solidarité des habitants de la région de Charleroi. En effet, plusieurs actions d’entraide sont nées durant cette période difficile.

Rappelez-vous, durant les fêtes de fin d’année, vous aviez pu déposer vos boîtes à chaussures remplies de diverses choses (vêtements, produits hygiéniques, etc), dans plusieurs endroits de la ville. Magie de Noël ou non, cette action a eu plus de succès qu’espéré.

Mais, dès le début du confinement, en avril 2020, des difficultés comme l’isolement se sont fait ressentir. C’est pour cette raison que la Ville de Charleroi, à l’initiative Julie Patte, l’échevine de la Participation Citoyenne, de la Cohésion Sociale et des Quartiers, a donc mis en place à destination des citoyens une plateforme permettant de mettre en relation des personnes qui ont besoin d’aide avec des bénévoles prêts à les soutenir. "Depuis la mise en place de cette plateforme Giveaday, à la fin du mois de mars 2020, plus de 500 missions ont été effectuées. Elles peuvent être diverses comme promener un chien, faire des courses, ou encore aller à la pharmacie. Près de 200 Carolos, des bénévoles au grand cœur, sont actifs et soutiennent des personnes dans le besoin. Cette plateforme est un peu le Tinder de la solidarité" , déclare Julie Patte.

De plus, la crise sanitaire a aussi modifié le calendrier de nombreuses ASBL, et permis à d'autres de voir le jour durant cette triste période. C’est le cas de l’association "Un sourire d’enfant" qui s’est créée au début de l’année. "Le but de notre ASBL est d’offrir une journée extraordinaire aux enfants placés par le juge. Pour l’instant comme les parcs d’attraction sont fermés. Nous proposons plus des journées classiques à ces enfants comme jouer dans un château gonflable, faire venir un magicien, etc. Nous voulons faire plaisir aux enfants qui vivent déjà des situations compliquées dans le sens où ils sont loin de leurs parents et qu’ils ne connaissent rien d’autre que le centre où ils sont placés. C’est pour cette raison que nous avons besoin d’aide financière, mais aussi de bénévoles qui pourront donner de leurs temps à ces enfants qui ne demandent qu’un peu d’affection", explique Jérémy Hicquet, le président.

Tout le monde espère que la crise sanitaire prenne fin le plus vite possible. Cependant, la Ville de Charleroi souhaite pérenniser la plateforme de solidarité. "Nous pensons que des actes solidaires et des petits services au quotidien seront utiles et nécessaires en tout temps", ajoute Julie Patte.