Tout le collège qui sort de la salle du conseil communal comme un seul homme pendant l’intervention de la cheffe de groupe PTB Pauline Boninsegna : on n’avait encore jamais vu ça à Charleroi ! C’est lors d’une prise d’acte que cet incident s’est produit, car comme nous l’indiquions dans nos éditions de ce weekend, le parti d’opposition avait fait inscrire à l’ordre du jour complémentaire de la séance publique l’exclusion de la conseillère CPAS Gemma Spataro ainsi que son remplacement. Une décision qui a amené le chef de groupe socialiste Jean-Philippe Preumont à littéralement agresser le PTB, en particulier sa cheffe de groupe. "Nous conseillers communaux PS, sommes piégés et devrions acquiescer à ce point sans broncher. Eh bien non et non !" a-t-il lancé d’emblée. "Si j’en crois ce que j’ai lu dans la presse, vous avez obligé une de vos colistières, locataire de la Sambrienne, à signer une démission. 
    
Cette dame était en position de faiblesse au niveau social et de santé. Cela pose question en termes de méthode. Non seulement, vous donnez des leçons sans arrêt aux autres partis, mais vous ne montez dans aucun gouvernement. Quand vous avez une camarade, une de vos proches qui est dans les ennuis au niveau social et santé, vous ne l’aidez pas non plus. Alors comment pouvez-vous encore dire que vous allez aider les gens ? Votre slogan "les gens d’abord, pas le profit" devient ici "le profit du parti d’abord, les camarades en difficulté après".
     
Belle solidarité !" Il n’en fallait pas plus pour enflammer le débat. Pauline Boninsegna a répliqué que son parti n’aidait pas les personnes en leur octroyant des mandats pour qu’ils en retirent profit. Elle a déploré que le président de séance ait permis à son prédécesseur de déborder très largement de son temps de parole. La tension entre PS et PTB éclate régulièrement au conseil communal. Magnette est sorti plusieurs fois de ses gonds. Toute occasion de régler ses comptes semble être saisie par les membres des deux partis.