L’Agence wallonne du Patrimoine n’est plus à jour dans le traitement de ses dossiers. Un arriéré que la crise sanitaire et le confinement n’ont fait qu’aggraver. Et c’est à Charleroi que les retards semblent être les plus nombreux, selon le député Ecolo Christophe Clersy qui vient de demander des comptes.

Dans sa réponse, la ministre de tutelle Valérie De Bue (MR) remarque d’abord que l’antenne du Hainaut (Zone opérationnelle Ouest) était déforcée en termes de personnel. Des engagements viennent d’être effectués, avec entrée en fonction des agents en septembre et octobre. Ensuite, l’AWaP souffre d’un alourdissement de la gestion de ses dossiers. Avec la mise en œuvre du nouveau code du Patrimoine en juin 2019, cette administration chargée de veiller notamment à ce que les interventions portant sur des monuments classés se fassent dans le respect de l’intégrité des biens et de leurs protections, a vu augmenter le volume et la complexité de son travail.

À vouloir trop bien faire, le législateur a rendu les choses plus difficiles. La ministre de Bue en convient : les remises d’avis concernent davantage de dossiers, alors que des procédures simplifiées ont disparu (travaux de minime importance par exemple ou entretien des biens), et ce, dans un contexte d’après fusion.

Dans ce cadre, elle porte un projet de réforme nourri par les constats de terrain. De bon augure pour Charleroi qui prépare son dossier de remise en état du beffroi de l’hôtel de ville, un élément classé Unesco.

L’échevin du Patrimoine Thomas Parmentier y voit le moyen de donner un coup d’accélérateur à ce long et fastidieux projet.