Comme les seniors, les 18-25 ans apparaissent vulnérables depuis le début de la crise. "Privés de leurs amis, de leurs auditoires, de leurs sorties, d’un job et donc d’un complément de revenu parfois essentiel à la poursuite de leurs études, ils se font de plus en plus entendre afin que les autorités leur apportent de l’aide", a indiqué au conseil communal le chef de groupe MR Nicolas Tzanetatos.

Si le gouvernement fédéral a octroyé une enveloppe de 30 millions aux CPAS pour leur permettre de répondre à l’afflux de demandes, il faut élaborer un plan et des stratégies d’action. Tzanetatos a ouvert quelques pistes.

"En 2020, le nombre de bénéficiaires d’un revenu d’intégration a augmenté de 8 % dans cette tranche d’âge (de 2 326 à 2 522) alors qu’il progressait de 13 % parmi les étudiants (de 545 à 618)", a confirmé le président du CPAS Philippe Van Cauwenberghe. Entre avril et décembre, près de deux tiers des demandes d’aide au CPAS entre avril et décembre émanaient de publics jusque-là inconnus des services, soit plus de 8 500 dossiers sur un total de 13 949. Et parmi eux, 2 574 (c’est-à-dire 30 %) concernaient des 18-25 ans.

Le CPAS dispose d’un large panel d’interventions pour aider les jeunes en difficulté, de l’aide financière récurrente ou ponctuelle à l’aide en équipement informatique.

Pour faire face aux dégâts sur la santé mentale, la ville a reçu une subvention complémentaire de 460 000 euros, dont une partie sera affectée aux 18-25 ans. L’échevin Karim Chaïbaï a détaillé quelques-unes des actions de bien-être psychologique et émotionnel envisagées. La suite au prochain épisode.