Charleroi Le président Jean-Jacques Cloquet au rapport.

C’est peu de dire que l’ASBL des Lacs de l’Eau d’Heure a vécu une année 2018 difficile : secouée par des problèmes de (mal) gouvernance, elle a entrepris un travail de réorganisation en profondeur, et appliqué les recommandations de l’inspection générale des finances. Objectif : replacer l’entreprise dans un projet positif, un challenge qui est en passe d’être relevé, selon son président Jean-Jacques Cloquet.

Les perspectives sont encourageantes : une nouvelle équipe de direction vient de prendre ses fonctions, l’activité s’est clôturée dans le vert avec un boni de 150 000 euros. Et les choses s’annoncent bien pour 2019. Pour financer son plan social, l’ASBL a obtenu auprès du gouvernement wallon un prêt de 1,25 million d’euros. Au-delà de son remboursement étalé sur 10 ans, la Région en retirera une plus-value substantielle de 1 million sur la période, grâce à une réduction du subside annuel fixé à 2,3 millions d’euros.

L’ASBL passe au crible les contrats de mise en concession du passé. Mais surtout, elle prépare ceux qui l’aideront à améliorer son attractivité et sa profitabilité dans les années à venir : si le président assure qu’un opérateur aura été choisi à l’automne pour exploiter le golf (un parcours de neuf trous dans un cadre exceptionnel), les choses s’annoncent plus compliquées pour le centre équestre. Un marché public de mise en concession sera lancé en septembre/octobre. Dans l’immédiat, la volonté est d’améliorer la qualité d’accueil du site en y redoublant de vigilance sur la propreté et la sécurité. Les équipes de propreté viennent d’être doublées et seront renforcées par des jobistes en juillet-août.

Un travail de sensibilisation est à faire auprès des visiteurs d’un jour pour qu’ils reprennent leurs déchets, des espaces barbecue sont en cours d’installation et des haies vont être plantées pour protéger les propriétés des villages Landal et Golden Lake des risques d’invasion. L’ASBL entend intensifier son combat contre l’incivisme et les comportements dangereux : le parking sauvage et les vitesses inadaptées vont faire l’objet de campagnes répressives avec la police et la DNF (Division nature et forêts).

Pour accroître la fréquentation, les projets ne manquent pas : Jean-Jacques Cloquet annonce même une possible collaboration avec un parc zoologique. CEO opérationnel de Pairi Daiza, il est mieux placé que quiconque pour l’organiser.