Ce 24 février, les maisons de jeunes de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont décidé de se faire entendre afin les autorités compétentes reconnaissent l'importance d'offrir des perspectives à un secteur qui n'a cessé de s'adapter au fil des recommandations.

Dans la région, les maisons des jeunes de Forchies, située en milieu rural, et de Charleroi, située en centre-ville, souhaitent que les jeunes puissent recomméncer à fréquenter les MJ.

Pour Livia Verdelli, coordinatrice de la maison des jeunes de Forchies, il est temps de laisser les jeunes se rencontrer aux seins des MJ. "Quand les jeunes viennent, ils sont contents de tous se retrouver et ce n'est plus possible. Nous nous sommes adaptés et dès que cela a été possible nous avons mis en place des activités respectant les consignes comme des activités à l'extérieur. Nous constatons également que les jeunes ou leurs parents annulent au dernier moment alors qu'ils se sont inscrits au préalable. Nous essayons de travailler sur les causes et cela nous pensons le faire en individuel. Dans une zone semi rurale, les jeunes se déplacent suivant différents critères comme la météo. Quand nous préparons quelque chose, nous envisageons plusieurs scénarios pou rendre les activités au plus sures. Il nous faut être créatif sans pour autant avoir de perspectives d'avenir." La coordinatrice reconnaît aussi l'importance de garder du lien, continuer à se mettre en projet ou juste se poser dans un endroit destiné aux adolescents .

A l'ACJ Labroc, maison de jeunes en plein centre de Charleroi. On espère aussi un assouplissement des mesures. Pour le coordinateur, certaines règles, même si elles sont respectées, ne correspondent pas à la réalité. "Les jeunes ne peuvent plus venir se regrouper ici alors qu'ils sont en classe ensemble. Nous ne sommes pas spécialement adeptes des réseaux sociaux mais travaillons essentiellement sur le terrain. Maintenant cela est rendu très compliqué," explique Fabrice Van den Broeck, le coordinateur.

Une autre chose que le responsable redoute ce sont les prises de mauvaises habitudes. "Quand nous allons en ville nous voyons des jeunes regrouper qui parfois zonent. Nous ne pouvons plus leur ouvrir les portes aussi librement. Dans la rue en ville, les danger sont là, certains pourraient tomber sur de mauvaises fréquentations et prendre une mauvaise direction. Les impacts d'une telle situation sont multiples. Cela va des problèmes avec la justice en passant par le décrochage scolaire." 

Pour les professionnels de la jeunesse, il est temps d'offrir des perspectives à une jeunesse en mal de vivre dont toutes les activités possibles sont mises entre parenthèses. Entre cours à distance limitation des libertés, il est difficile de rester créatif. "Même si nous avons l'habitude d'être créatif dans des conditions normales nous devons faire preuve maintenant de créativité avec des options très limitées et c'est bien compliqué," s'accordent à dire les deux coordinateurs.